Prestation de serment du Colonel Mamady Doumbouya : Le début d’un film à séquences aléatoires (Mohamed Lamine Keita)

0
127

Le Colonel Mamady Doumbouya, désormais Président de la Transition en République de Guinée, aurait-il placé la charrue avant les bœufs, en prenant les reines d’un véhicule sans indiquer le point d’arrivée, ni définir l’itinéraire, encore moins estimer la durée du trajet ?

L’horloge a démarré en ce vendredi 1erOctobre 2021, au seuil de la porte du 63èmeanniversaire de notre grand pays, la République de Guinée. L’Espoir ; encore et toujours lui. Depuis l’aube de sa naissance, jusqu’à cet héritage-ci, en ces temps d’incertitudes-là. Il berce nos cœurs pourtant et nous intime de croire dans l’avenir de notre pays.

Ceci est déjà, sans réserve. Mais tout en étant ainsi, nous ne pouvons dans les tréfonds de nos antres, ne point ressentir d’inquiétudes pour notre lendemain.

L’histoire de la Guinée, puisqu’il faut la conter, est une légende. Le salut pour tous les régimes, est d’avoir su garder un peuple de Guinée fort dans son ensemble ; pour lequel néanmoins, il faudra davantage un renforcement du caractère solidaire, pour réussir à tracer le véritable chemin lumineux vers le développement.

Des cycles politiques.

Connaitre des cycles politiques et leurs fins, est un fait majeur dans l’évolution et la maturité des peuples. En Guinée, l’âme politique et celle de la gouvernance font leur mue et se redéfinissent par les temps qui courent.

Mais quel avenir croit-on donner à la Guinée dans ce jeu, de « qui perd gagne » ?

Le mot rassemblement est le mieux défini dans le sigle du CNRD. Mais ce rassemblement doit exister absolument autour des valeurs hautement républicaines et pratiquement progressistes.

Il est vrai que la République se démarque formellement des coups de forces armées, mais le progrès apprécierait les lumières apportées au peuple, le temps de l’exception.

Ceci dit, que la franchise, dans la définition du trajet et de l’heure d’arrivée, même à la convenance solitaire du conducteur, qui se rassure de l’arrivée à bon port et dans les délais impartis, serait un pas vers la confiance mutuelle, quant au contrat, forcément social qui le lie avec ses passagers.

Rassurer plutôt que de sauter dans l’inconnu.

Bien que l’heure qui sonne soit celle de la sérénité ; cependant, toutes les heures des peuples sont des moments de vigilance, de conseils et de propositions. Et nous irons loin vers la lumière, tant nos idées se complètent et seront en synergie d’actions.

Toutefois, quelque fut l’intention, la pédagogie est désormais obligatoire pour le CNRD, pour éclairer la lanterne de tous. L’acte communicationnel devra adhérer à l’idée originale de l’intention, sur tout son long ; pour garder le souffle des masses.

Quel héritage pour la postérité ?

L’horloge tourne dorénavant à son rythme ininterrompu, et chaque tierce devra à l’avenir être estimée.

Il est évident, qu’aucune autorité de premier niveau, dans un Etat, ne s’installera dans l’intention de nuire. Mais, le mûrissement des idées, le choix des actes, le souci de l’héritage et la capacité d’accomplissement de cet ensemble, avec des hommes et des femmes de poigne, tels qu’ils sont définis dans les valeurs de la République et du rassemblement bien pensé ; définiront la hauteur de celle-ci et l’enjeu de sa mission.

Le Président de la Transition, le Colonel Mamady Doumbouya, franchit avec un petit pas d’homme le portail de la tête de la Guinée ; prières pour qu’il en sorte avec le peuple de Guinée, dans sa majorité, par un bond de géant.

Notre union de prières, fera ainsi que le revers de notre médaille commune, soit aussi beau que la face elle-même, qui nous comble d’espoir, dans le pardon, la solidarité et l’innovation, pour un futur mieux repensé.

Parce que, quelle que soit l’histoire, elle sera à jamais gravée dans la mémoire du monde comme celle de la Guinée. Et nous porterons forcément ses couleurs quelles que furent leurs teintes, dans la marche de l’humanité.

Nonobstant tout aléas, l’Âme de la Guinée s’éclairera dans son entièreté ; certes.

J’ai dit.

Mohamed Lamine Keita

Ecrivain /