Les sanctions prises par la communauté internationale contre la Russie, grand exportateur de pétrole, à la suite de son invasion de l’Ukraine le 24 février, commencent à se faire ressentir dans le monde. 

La SMCADY (Société de manutention de carburant aviation Dakar-Yoff), a informé de son incapacité à fournir du kérosène et a demandé aux navigants de prendre des dispositions pour assurer l’autonomie des vols retours durant deux semaines au Sénégal, dans un communiqué le 15 avril. Les réserves de kérosène restant seraient destinées à la compagnie nationale Air Sénégal et aux vols militaires.

 

Tous les yeux sont rivés sur la SONAP

La Guinée grand consommateur de gasoil avec environ 80 millions de litres et 50 millions de litres d’essence, pourrait être affectée si les avions venaient à se ravitailler en masse, même si, à présent le pays dispose suffisamment de kérosène.

D’après une source, le Président Mamadi Doumbouya, aurait donné des instructions à la SONAP de trouver des solutions pour éviter toute rupture de carburant et de maintenir le prix à 10 000 GNF le litre pour les consommateurs.

Le prix du baril cotation mer du Nord (Brent) avant les sanctions économiques contre la Russie était de 70 dollars, aujourd’hui il est à 102 dollars, soit une augmentation de 45 % sur l’ensemble des marchés financiers mondiaux. Sans compter, les nouvelles restrictions sanitaires contre une reprise de la pandémie de Covid-19 en Chine, le prix des assurances et du transport du pétrole qui s’envole devraient encore se répercuter directement sur le prix du carburant vendu dans les stations-service. Grâce aux mesures prises par le gouvernement la Guinée est encore épargnée, mais jusqu’à quand ?

Pour rappel en Guinée, la structure des prix des produits pétroliers a augmenté le 1er avril pour le marché minier, les ambassades, le marché EDG et SEG, etc.

 

EcoFinanceGuinée