La finale du Concours Universitaire de l’Entrepreneuriat de Guinée (CUEG) s’est déroulée ce mardi 12 mai 2026 dans un réceptif hôtelier de la place , en présence d’étudiants, d’enseignants, de responsables universitaires, ainsi que des représentants du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.Portée par le média en ligne avenirguinee.org à travers son slogan ‘’L’avenir c’est nous ‘’, cette compétition vise à encourager la culture entrepreneuriale dans les universités guinéennes, et à offrir une vitrine aux jeunes porteurs de projets innovants.
À l’ouverture de la cérémonie, le promoteur du concours, Mohamed Cissé, est revenu sur la vision qui sous-tend cette initiative. Selon lui, le CUEG se veut un cadre d’accompagnement pour les jeunes talents confrontés aux difficultés d’insertion professionnelle après leurs études :
« Ce concours s’inscrit dans une politique d’accompagnement des initiatives juvéniles et de révélation des talents en République de Guinée. Malgré les efforts remarquables de votre département, le constat révèle que chaque année des milliers d’étudiants sortent de nos universités. Les plus chanceux d’entre eux décrochent un emploi, tandis que les autres restent malheureusement sans opportunité concrète », a-t-il déclaré.
Poursuivant son intervention, Mohamed Cissé a salué les réformes engagées dans les universités à travers les structures dédiées à l’innovation et à l’entrepreneuriat : « C’est pourquoi, dans les institutions d’enseignement supérieur, vous avez instauré des Pools de valorisation, de l’innovation et de l’entrepreneuriat. Ces maisons sont exclusivement réservées à la formation, au coaching et à l’encadrement des étudiants qui lient études et projets. Le CUEG s’inscrit précisément dans cette optique de valorisation de vos réformes », a-t-il expliqué.
Le promoteur du concours a également mis en avant les opportunités économiques liées au projet Simandou. Pour lui, ce chantier minier doit profiter aux entrepreneurs guinéens capables de proposer des solutions innovantes : « Cette ambition prend tout son sens à l’heure où notre pays franchit une étape historique de son développement avec le projet Simandou. Ce gisement de classe mondiale ne doit pas seulement être une opportunité pour les grandes firmes internationales ; il doit être le catalyseur de notre économie locale », a-t-il soutenu.
Avant d’ajouter : « Pour que la Guinée tire pleinement profit de Simandou, nous avons un besoin impérieux d’entrepreneurs nationaux formés, audacieux et capables d’offrir des solutions innovantes tout au long de la chaîne de valeur de ce méga-projet. »
Au-delà de la compétition, les organisateurs ont annoncé la création d’un mécanisme de suivi destiné à accompagner les meilleurs projets sélectionnés à l’issue de cette finale : « Notre engagement envers ces jeunes ne s’arrête pas à cette cérémonie. Un comité de suivi a déjà été mis en place afin d’assurer la promotion des trois meilleurs projets auprès des bailleurs de fonds et de nos partenaires stratégiques », a indiqué Mohamed Cissé.
Représentant la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la cheffe de cabinet du département, la professeure Fanta Touré, a salué une initiative qui valorise la créativité et l’audace de la jeunesse guinéenne.
Dans son allocution, elle a insisté sur l’importance des nouvelles technologies et de la recherche appliquée dans le développement du pays : « Les technologies émergentes ne sont plus des options mais des outils indispensables que nous devons vulgariser au sein de nos institutions universitaires », a affirmé la cheffe de cabinet, invitant les étudiants à développer des solutions adaptées aux réalités locales.
Elle a également réitéré l’engagement du ministère à soutenir les jeunes innovateurs à travers plusieurs programmes d’accompagnement et de financement : « Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique sous l’égide du gouvernement guinéen s’engage à vous accompagner au-delà de ce concours à travers le programme de recherche à impact pour la Guinée, le prix 2026-2028. Nous voulons financer des projets scientifiques de tous niveaux qui émanent de vous », a déclaré Fanta Touré.
À travers cette première édition, les organisateurs envisagent déjà d’élargir la compétition aux différentes régions du pays lors des prochaines éditions. Pour cette première édition, huit candidats venus de différentes institutions universitaires du pays ont défendu leurs idées devant un jury composé de professionnels du secteur.
Gnima Aïssata Kébé













