La corruption, le détournement des deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment d’argent, ce sont des mots dont souffrent la République de Guinée depuis des années. Le CNRD a fait ces tares l’une priorité de la gestion de la transition, en déclenchant des poursuites judiciaires contre plusieurs hauts dignitaires du régime déchu.

La création de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), par le président de la transition, colonnel Mamadi Doumbouya est de restituer aux guinéens les biens spoliés par certains cadres véreux.

L’agent judiciaire de l’Etat, Me Mohamed Sampil dans une interview accordée par la direction générale de la communication et de l’information (DCI), dans son tout premier numéro du Magazine de la présidence de la République, a mentionné le montant récupéré dans le cadre de cette lutte.

Selon lui, la collaboration entre la CRIEF et l’agent judiciaire de l’Etat ont permis de saisir une somme de 4,6 millions de dollars et plus de 25 milliards de francs guinéens.

 

‘’Beaucoup pensent que ce travail est un feu de paille. Il va se poursuivre sans relâche. La détermination du chef de l’Etat est totale. Il a dit que personne ne sera protégé (…). Cette lutte contre la prédation économique et financière doit être accompagnée et soutenue par tous les guinéens. Le chef de l’Etat, quelle que soit sa détermination et sa volonté, il a besoin du soutien de son peuple pour  qui il est en train de se battre’’, a-t-il mentionné.

Poursuivant, Me Sampil estime que c’est toute l’administration publique qui est impliquée dans la gestion catastrophique des dernières années.

’’Il est difficile dans un pays où il n’y a jamais eu de véritable lutte engagée de cette nature, où l’impunité était de mise. C’est toute l’administration qui était impliquée. Les dégâts sont énormes mais difficiles à évaluer actuellement. Les juridictions étant saisies, les juges d’instruction étant en train de travailler sur les dossiers, il est interdit de violer le secret de l’instruction. Mais il y a des cas qui suscitent la frustration. Rien que par la  manière de traiter la chose publique. C’est cette tendance que l’actuelle gouvernance veut inverser et qui profite aux populations’’., a-t-il déclaré, Me Sampil.

Pourfinir, il précise que le montant saisi grâce à la synergie d’action entre l’Agence judiciaire de l’Etat et la CRIEF s’élève plus de 25 milliards de GNF.

‘’La moisson commence à être bonne grâce à la synergie d’action entre l’Agence judiciaire de l’Etat et la CRIEF. Jusqu’au mois de mai, nous avons saisi sur des personnes poursuivies 4,6 millions USD et 25,99 milliards GNF. Ces montants ne concernent que les premiers dossiers examinés par la CRIEF. La  suite de la procédure nous donne l’espoir que beaucoup  de fonds de l’Etat seront récupérés’’, a-t-il fait savoir.

 

Mohamed Camara

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