Le Collectif des Contractuels Temporaires de Guinée (CCTG), qui représente des milliers d’agents de l’État exerçant dans l’administration centrale, a mené une série d’interpellations médiatiques et syndicales pour exiger leur intégration définitive à la fonction publique sans condition de concours. Ce lundi 18 mai, le coordinateur général du mouvement accompagné de plusieurs membres, ont animé un point de presse pour demander au président de la République de féliciter leur engagement à la fonction publique auprès des ministères sectoriels.

Ces agents dénoncent une situation sociale devenue intenable et réclament des réformes urgentes. Les principales revendications du Collectif L’intégration directe : le collectif demande sa titularisation officielle dans la fonction publique, rappelant que ses membres occupent parfois des postes stratégiques ou de décision au sein des ministères.
La fin de la précarité salariale : les agents dénoncent une rémunération bloquée au salaire minimum (SMIC) de 550 000 GNF par mois, un montant jugé dérisoire face au coût de la vie.
La reconnaissance de l’ancienneté : de nombreux contractuels cumulent 5, 10, voire 15 ans de service continu pour le compte de l’État sans aucune couverture sociale ni perspective d’évolution de carrière. La prise en compte du fichier assaini : après les opérations de contrôle des effectifs menées par le gouvernement, le collectif évalue à environ 7 369 agents le nombre de contractuels temporaires légitimes en attente de régularisation.
 Le contexte des contractuels en Guinée
Cette démarche s’inscrit dans un climat de fortes revendications syndicales en Guinée, parallèlement au dossier des enseignants contractuels communaux.
Alors que le gouvernement a récemment acté des protocoles d’accord et des vagues d’intégration pour le secteur de l’éducation, le collectif de l’administration centrale maintient la pression  ne pas être exclu des vagues d’engagements. En l’absence de décret d’intégration, les représentants menacent régulièrement de suspendre leurs activités, ce qui paralyserait de nombreux services administratifs essentiels.
Mohamed CAMARA 
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