Depuis sa réélection pour son troisième mandat, le président de la République professeur Alpha Condé veut donner une nouvelle impulsion à sa gouvernance. Après dix ans de gestion émaillée de corruption et de détournement des deniers publics, le chef de l’état veut désormais contrôler tout.

 

Décidément engagé à prôner une nouvelle direction à sa gouvernance, le chef de l’état ne cesse de prendre des mesures impopulaires allant à moraliser la gestion publique. Son slogan  » gouverner autrement’’, dont il est le seul à y croire est entrain d’étouffer ses cadres petit à petit.

Si dans l’administration publique, plusieurs ministères et directions sont sevrés de ressources financières depuis le début de l’année, a-t-on appris de plusieurs sources. Le chef de l’exécutif guinéen n’aurait plus confiance à la plupart de ses cadres et il veut mettre fin à la fin à la saignée financière dont beaucoup de cadres se sont illustrés depuis 2010.

Désormais ce sont les députés de la neuvième législature qui paient les frais du changement de cap du patron du palais Sèkhoutouréyah. Selon plusieurs sources, la subvention allouée à l’assemblée nationale par l’état, reste impayée depuis trois mois.

Plusieurs députés contactés par notre rédaction ont confirmé l’information et seraient prêts à affronter l’exécutif si les émoluments ne sont pas payés dans un bref délai, ont apporté plusieurs élus nationaux très remontés contre cette attitude, qu’ils qualifient déshonorant pour le pays.

Le président de la République serait-il prêt à aller en confrontation avec les députés, que lui-même les a installés contre vents et marées ? La fronde contre le président de l’assemblée nationale, Amadou Damaro Camara serait-il à l’origine du retard du paiement de la subvention des députés ? Et qui sortira victorieux de ce bras de fer entre ces institutions du pays ? Toutes ces questions restent poser.

Affaire à suivre !