Les manifestations organisées par la diaspora guinéenne des États-Unis en prélude de l’Assemblée Générale des Nations- Unies a été diversement commentée dans le pays. Pour exprimer leur opposition à la minière dont le pays est géré par le Président Mamadi Doumbouya, les manifestants hier mardi pour protester leurs frustrations à quelques  mètres de l’hotel de la délégation guinéenne. Le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo a fustigé le comportement des manifestants qu’il qualifie anti- démocratique.
Selon lui, cette démarche fait au nom de la Guinée, n’a rien avoir avec le droit de manifester. On ne représente pas dix-sept millions de Guinéens avec quelques voix. Une sortie qui montre la colère du ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo vis à vis aux guineens qui ont tenu à faire passer leurs messages à travers les pancartes, les cris et les injures.
« Un pays se reconnaît à ce que ses propres enfants font de son nom, quand ce nom est prononcé au monde. Cette semaine, la Guinée s’est présentée à la table des nations. Elle y est venue avec ce qu’elle est devenue depuis plusieurs années un pays qui construit, qui parle, qui trace son propre chemin. C’est un fait. Des infrastructures partout. Nos méga-projets avancent. Une souveraineté qui s’affirme. Notre voix compte, à nouveau, dans les espaces où se décident les équilibres du monde.
Et pourtant, au moment précis où cette voix s’élevait, quelques autres, depuis New York, ont choisi de défigurer cette place. Ce n’est pas un désaccord politique qu’elles expriment. C’est une démarche: faire du nom de la Guinée un mot de chaos plutôt qu’un mot de progrès.
Un calcul de ceux qui, faute de peser ici, cherchent à peser en détruisant.
Cela n’a rien à voir avec le droit de manifester, que nul ne conteste. Mais choisir précisément l’heure où son pays se présente au monde pour organiser son discrédit, ce n’est pas exercer un droit. C’est prendre une décision. Et cette décision, il faut la nommer pour ce qu’elle est: un renoncement à ce qui, au-delà des désaccords, devrait unir tous ceux qui portent le même passeport.
On ne représente pas dix-sept millions de Guinéens avec quelques voix. On ne défend pas la Guinée en cherchant à la fragiliser sur la seule scène où elle vient d’exister pleinement. La Guinée est plus grande que ceux qui la salissent. Elle est portée par ceux qui la vivent, qui la travaillent, qui la font avancer chaque jour », a-t-il écrit le ministre Ousmane Gaoual Diallo sur sa page Facebook.
À ceux-là, notre respect et notre reconnaissance.