Évoquant son passage à l’UFDG, Alpha Boubacar Bah affirme ne rien regretter de son engagement politique. Il estime que le débat et la compétition au sein même d’une formation politique constituent un élément essentiel pour permettre aux jeunes de progresser.
« En politique, il ne s’agit pas d’applaudir. La bagarre à l’intérieur des partis est plus importante que les bagarres à l’extérieur avec les autres partis », a-t-il déclaré.»
Arrivé à l’UFDG en 2012, il dit avoir évolué aux côtés de plusieurs figures du parti, notamment Ousmane Gaoual, Maladho et Souleymane Thiaguel. Selon lui, cette génération de jeunes militants avait fait le choix de développer ses compétences intellectuelles et de s’intéresser particulièrement à la communication politique.
« Pour être important dans un parti, il faut avoir un bagage intellectuel pour s’imposer », a-t-il expliqué, revenant sur leur volonté de se faire une place au sein de la formation politique.
Alpha Boubacar Bah évoque également les élections législatives de 2013, auxquelles lui et certains de ses compagnons avaient tenté de participer. « Nous nous sommes battus pour être députés, mais malheureusement seul Gaoual a pu aller à l’Assemblée », a-t-il rappelé.
Malgré les difficultés rencontrées durant cette période, l’ancien cadre assure que cette expérience a contribué à forger son parcours. « Je ne regrette pas parce que ça m’a façonné », a-t-il souligné.
Revenant sur son influence durant cette période, Alpha Boubacar Bah affirme également avoir contribué à la libération de plusieurs personnes détenues, grâce notamment aux relations qu’il entretenait avec des proches de l’ancien président Alpha Condé.
L’ancien cadre a par ailleurs livré un conseil aux jeunes qui souhaitent s’engager en politique : se construire une notoriété et surtout assumer les décisions prises.
« Il faut que vous soyez connus. Lorsque vous prenez une décision, assumez-la », a-t-il conseillé.»
Cependant, il reconnaît que son engagement politique lui a également coûté sur le plan professionnel. Il affirme avoir consacré douze années à la politique sans exercer une activité professionnelle régulière.
« J’ai perdu 12 ans, je ne travaillais pas. Militant politique, c’est rien hein », a-t-il lancé, avant d’évoquer les discussions qu’il aurait menées avec le président à l’époque de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, pendant près de deux mois.
Son témoignage intervient dans un contexte où la restitution de la 13ᵉ cohorte du YPLS Africa vise notamment à mettre en avant la formation, le leadership et l’engagement des jeunes dans la vie publique et politique.
Barry Diop pour la 1ère Africa











