Le Collectif des Journalistes pour la Réussite de la Refondation est le nouveau mouvement de soutien aux idéaux du Général Mamadi Doumbouya qui a été créé par un groupe de personnes se faisant appelé « Journaliste ». En vérité ce ne sont pas des journalistes professionnels. Ce collectif a été mis en place par des journalistes ayant bénéficié les postes nominatifs sous le CNRD.
La plupart des membres du collectif sont des directeurs nationaux, généraux et adjoints, qui ont initié ce mouvement dans le but de conserver leurs postes respectifs. Dans ce collectif on retrouve des visages connus par les guinéens à travers le rôle qu’a joué certains d’entre eux lors de la campagne pour le troisième de l’ancien président Pr Alpha Condé.
La presse guinéenne traverse un moment difficile de son histoire, depuis plusieurs mois à travers le retrait de la licence et la fermeture de certains médias. Plusieurs journalistes sont sans emploi depuis plusieurs mois à cause de la fermeture de leurs organes de presse.
Malheureusement, certains ont décidé avec tout ce qui se passe dans le paysage médiatique de sacrifier la presse guinéenne en devenant les sirènes propagandistes des militaires au pouvoir. Ces responsables qui se réclament de journalistes ne le sont pas, parce qu’ils n’exercent plus depuis leur nomination à ces fonctions politiques.
Mais la soif de ses cadres est de conserver leurs fonctions et continuer à remplir leurs poches auprès des autorités actuelles. Le métier de journalisme est encadré par les principes, par les lois, qui obligent la neutralité, et l’impartialité dans le cadre de l’exercice de la profession.
C’est une manière de mettre fin au plus noble métier du monde, celui d’informer les citoyens et de défendre les sans voix. On comprend que l’annonce de la création de ce fameux collectif des « Journalistes » pour la réussite de la refondation ait provoqué une vague indignation et incompréhension de la part des guinéennes et guinéens.
Il est important de faire le discernement, c’est un groupe de cadres de l’administration publique qui a créé ce mouvement de soutien. Les journalistes pratiquants sont choqués et outrés par la création d’un mouvement de soutien opportuniste par des affairistes de la République.
Mohamed Camara












