Après la nomination de Moussa MAGASSOUBA, comme Ministre des mines et de la Géologie, il a fait de son cheval de bataille prioritaire, l’assainissement du cadastre minier. Pour cela, il a ordonné au Directeur du Centre de Promotion et de Développement Minier(CPDM) Moussa BERETE d’engagé  ce processus. Suite à quoi, tous les permis miniers sur lesquels les promoteurs n’ont fait aucune activité, devaient être retirés purement et simplement. Et ce, conformément au code minier guinéen.

Cependant, après cette opération, notre Rédaction a ouvert des investigations. Il se trouve qu’il y avait des titres miniers qui étaient sur le point de retrait par l’Administration minière, aux dernières heures du régime Alpha CONDE. Des permis qui avaient dépassé le délai de validité et dont les détenteurs n’ont respecté aucun de ses engagements. Mais en cette période de transition ces mêmes permis, se retrouvent avec les mêmes titulaires. Des titulaires qui manquent de sérieux et qui ont été incapables de développer les titres miniers qu’on leur a octroyés. C’est le cas par exemple du permis de la société DOKO GOLD MINING SA.

Cette société a obtenu son permis d’exploitation semi-industrielle de l’or et minéraux associés, sur une superficie de 10 km2 dans la sous-préfecture de Doko, relevant de la préfecture de Siguiri.

Depuis l’octroi de ce titre jusqu’à son expiration en juillet 2021, aucune activité d’exploitation des ressources aurifères sur le site n’a été réalisée, conformément au chronogramme initialement approuvé et conformément aux dispositions du code minier.

Par conséquent, le Département des Mines était sur point de retirer ce permis et cela a coïncidé au changement de régime qui est intervenu dans notre pays le 05 septembre 2021.Le dernier courrier du Ministère des Mines et de la géologie qui existe sur ce dossier à l’arrivée du Colonel Mamadi DOUBOUYA au pouvoir en fait foi. Il s’agit de la lettre en date du 07 septembre 2021 que l’ex Secrétaire Général du Ministère des Mines et de la Géologie Saadou NIMAGA avait adressée à la Direction Générale de DOKO GOLD MINING SA, pour signifier à la Société la caducité de son permis et la non possibilité de son renouvellement, vu qu’elle n’a pas respecté la législation minière guinéenne, concernant son permis d’exploitions semi-industrielle de l’or.

Ce n’était qu’une question de jour pour la publication du décret de retrait du permis de Doko Gold Mining SA, au moment où  le Coup d’Etat est intervenu.

Et comme l’Etat est une continuité, on s’attendait avec le gouvernement de transition, que ce décret de retrait devait être finalisé. Parce que, le Ministre Moussa MAGASSOUBA, lui-même, avec le toilettage du cadastre minier qu’il a organisé, il a constaté de graves manquements de la part de la société Doko Gold Mining SA. Il a  trouvé que le permis d’exploitation semi-industrielle de la société était expiré ; la société n’a jamais démarré les travaux d’exploitation ; elle n’a déposé aucun rapport d’activité. A ceux-là s’ajoute le non-paiement des taxes superficiaires et la non cession de la participation de l’Etat. Par la suite, Le Ministre Moussa MAGASSOUBA a adressé une lettre de mise en demeure à la Direction Générale de la société Doko Gold Mining SA en l’invitant de se mettre en règle dans un délai de 45 jours, à compter de la date de réception du courrier. Et cette lettre de mise en demeure date du 04 novembre 2022.

Mais jusqu’au moment où nous redisons cet article, Doko Gold Mining jouit encore pleinement de son permis et elle n’a toujours pas démarré les travaux. Et ce qui est plus grave aujourd’hui, ce permis est cité  dans un gros scandale d’escroquerie et l’ex Directeur Général du CPDM Moussa BERETE est suspecté de complicité. Nous allons détailler cet autre épisode dans le prochain article sur cette  affaire du permis de Doko Gold Mining SA

Nous y reviendrons !

Toumany CAMARA