« La CRIEF est une opération de nettoyage devant libérer la voie à la pérennisation des militaires au pouvoir.», accuse le FNDC.

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Dépuis l’acte de dissolution du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), par le ministre Mory Condé, le mouvement anti troisième mandat de l’ancien président guinéen Alpha Condé, multiplie les réactions.

Il y a quelques mois les deux entités étaient de très bon partenaire jusqu’à le choix du président de la transition, Colonel Mamadi Doumbouya sur le président du CNOSC, Dr Dansa Kourouma comme président du CNT. Un poste qui était convoité aussi par les responsables du FNDC.

 

Dans une déclaration publiée dans les médias, ce mercredi 10 août 2022, la plateforme après avoir qualifié la décision du gouvernement « d’illégale et arbitraire », a révélé que le CNRD a mis en œuvre juste après sa prise de pouvoir, des techniques « de manipulation et les injonctions de suivisme ».
Pour le FNDC, son refus de se plier à l’agenda « obscène » de la junte, le CNRD avait brandi des menaces et intimidé les leaders du mouvement, lors d’une rencontre au Palais Mohamed V, le 30 septembre 2021.

Avant d’ajouter : « le 03 novembre 2021 et le 17 janvier 2022 qu’il (FNDC ndlr) a été très tôt sollicité par le Président du CNRD afin d’adhérer au projet funeste d’éliminer les partis politiques par des manœuvres judiciaires. Loin d’être l’effet de la moralisation de la vie publique, la CRIEF est une opération de nettoyage devant libérer la voie à la pérennisation des militaires au pouvoir. Ainsi, il fut un temps où le CNRD voulait faire du FNDC un allié objectif pour l’accompagner et légitimer des actions qui allaient dans le sens d’une confiscation du pouvoir », a-t-il relevé le FNDC.

 

Mohamed Camara 

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