Depuis le 5 septembre 2021, la Guinée a choisi la vérité contre le confort. Sous l’impulsion du Président Mamadi Doumbouya, EDG entame la refondation la plus courageuse de son histoire : réparer 72 ans de retard en pleine lumière. Ce n’est pas du délestage. C’est une opération à cœur ouvert sur le réseau électrique national. Et sans elle, demain sera noir.
L’État des lieux : Le prix de 72 ans sans médecin. Regardons notre réseau en face, sans fard. La ligne 60 kilovolts qui alimente Kaloum date de 1952. Elle a 72 ans. Elle est partie des Grandes Chutes, à Kindia, et a traversé 120 km de forêts, de pluies, de négligences. En 1952, la Guinée comptait 2 millions d’habitants. Aujourd’hui, Conakry seule en porte 3 millions. Et nous demandons à cette artère de 1952 de faire battre le cœur de 2026.
La ligne 110 kilovolts de Garafiri, mise en service en 1999, court sur 250 km. Kaleta, 2015, 185 km. Entre elles, des postes : Kipé, Hamdallaye, Matoto, Kaloum, Manéah. Des transformateurs qui n’ont pas vu un tournevis depuis des décennies.
Voilà la vérité : nous avons investi plus de 2 milliards de dollars dans des barrages. Mais l’eau sans tuyau n’irrigue pas. Le courant sans réseau n’éclaire pas. Nous avons des centrales, mais un réseau vétuste. C’est comme acheter une Ferrari et rouler sur une piste de latérite.
La doctrine du 05 Septembre 2021: Réformer ou périr. Le Président Mamadi Doumbouya a tranché. La refondation de l’État passe par la refondation de ses réseaux. EDG doit se moderniser. Non pas demain. Maintenant.
La mission d’EDG est claire : exploitation, entretien, réhabilitation, développement. Pendant des décennies, nous n’avons fait que l’exploitation. Nous avons tiré sur la corde. Aujourd’hui, la corde menace de rompre. Alors EDG répare.
Quand un transformateur explose à Matoto, c’est une maison qui brûle. Quand un câble lâche à Hamdallaye, c’est un magasin qui part en fumée. L’entretien que vous voyez, c’est l’incendie que vous ne verrez pas. La coupure de 3 heures que vous subissez, c’est la nuit de cauchemar que vous évitez.
La pédagogie par l’exemple : Votre voiture, votre réseau. Frères et sœurs, soyons de bonne foi. La voiture que vous garez devant votre cour, vous l’emmenez au garage. Vous changez l’huile, les plaquettes, les pneus. Pourquoi ? Pour éviter la panne sur l’autoroute. Pour ne pas tuer votre famille.
Le réseau électrique, c’est la voiture de la Nation. Depuis 1952, nous roulons sans vidange. Le Président Doumbouya a décidé d’arrêter le véhicule pour changer le moteur. Oui, ça secoue. Oui, ça retarde. Mais qui préfère la panne définitive à l’arrêt contrôlé ?
Ce n’est pas du délestage. C’est de la maintenance. Et toute la différence est là : le délestage est subi. La maintenance est choisie. Le délestage est l’échec. La maintenance est la victoire en préparation.
La preuve par le monde: Ils ont souffert avant de briller. Nous ne sommes pas les premiers. Et c’est tant mieux. Regardez l’histoire.
*Rwanda, 2010-2016.* Kigali coupait des quartiers entiers pendant 8 heures pour reconstruire son réseau post-génocide. La population a murmuré, puis compris. Résultat : taux d’accès à l’électricité passé de 10% à 75%. Aujourd’hui, Kigali est la ville la plus éclairée d’Afrique de l’Est. Le secret ? Les Rwandais ont accepté de souffrir pour ne plus mendier la lumière.
*Côte d’Ivoire, 2012-2018.* Après la crise, Abidjan a lancé le PRONER. Des communes entières plongées dans le noir pour changer les transformateurs et enterrer les lignes. Les Ivoiriens ont grondé, puis applaudi. Aujourd’hui, la CIE exporte du courant au Ghana, au Burkina, au Mali. Le secret ? La discipline citoyenne face aux travaux.
*Maroc, 1995-2005.* Le PERG, Programme d’Électrification Rurale Globale, a imposé des coupures rotatives dans les villes pour financer les campagnes. Les Marocains ont serré les dents. Aujourd’hui, 99,8% du territoire est électrifié. Le secret ? L’acceptation collective que le bien commun exige un mal temporaire.
La leçon est universelle : aucun pays ne s’est électrifié sans passer par la chirurgie de son réseau. La Guinée ne fera pas exception.
L’appel au peuple: Soyons les partenaires de notre lumière. Habitants de Kipé, de Hamdallaye, de Matoto, de Kaloum, de Manéah : vous êtes en première ligne. Quand EDG intervient, facilitez. Ne déplacez pas les balises. Ne coupez pas les rubans. Ne chassez pas les techniciens. Chaque minute perdue sur un chantier, c’est une heure de noir ajoutée demain.
Comprenons ceci : la Direction d’EDG n’a pas choisi la facilité. La facilité, c’était de laisser pourrir et accuser le ciel à chaque explosion. Elle a choisi le courage, sous la vision du Président Mamadi Doumbouya. Elle a choisi de soigner plutôt que de consoler.
Alors oui, acceptons la souffrance d’aujourd’hui. C’est une souffrance féconde. C’est la douleur de l’enfantement. Et ce que nous enfantons, c’est une Guinée où le courant ne sera plus un luxe, mais un droit. Où l’entrepreneur de Madina n’arrêtera plus sa machine. Où l’élève de Dixinn n’apprendra plus à la bougie.
La lumière est une conquête, pas un don. Depuis 1952, nous avons attendu que la lumière vienne. Depuis le 5 septembre 2021, nous avons décidé d’aller la chercher. EDG ne vous prive pas d’électricité. Elle vous prive de la panne. Elle ne vous inflige pas le noir. Elle vous épargne le chaos.
Dans quelques mois, quand le dernier transformateur sera changé, quand la dernière ligne sera tendue, nous repenserons à ces jours avec fierté. Nous dirons : nous étions là quand la Guinée a choisi de se réparer au lieu de se plaindre.
Le Président a allumé l’étincelle. À EDG de tenir le câble. À nous, peuple, de tenir bon. La lumière arrive. Mais elle ne viendra que si nous avons le courage de l’attendre
Signé: Billy Keïta, la Tribune du GMD.
Une voix pour la vérité.
Un écho pour la République.












