Dans un communiqué rendu public dans la matinée de ce jeudi 13 avril 2023, le ministre de la Justice et des droits de l’homme dit avoir constaté que la Primature invite les magistrats du Parquet pour « discuter des procédures judiciaires ». Ce, « en violation du principe de l’indépendance du pouvoir judiciaire ». 

Alphonse Charles Wright déplore l’acte et brandit des menaces. Dans ledit communiqué, le garde des sceaux a mentionné qu’en dépit des démarches informelles menées pour faire cesser de tels agissements, le Procureur général près la Cour d’appel de Conakry a été invité à nouveau.

En guise de rappel, Charles Wright indique que les magistrats du ministère public « n’exercent leurs fonctions » que sous son contrôle, et ce, conformément aux dispositions du code de procédure pénale.

À cet égard, le ministre indique qu’il « n’est permis à aucun magistrat de donner son avis sur une procédure judiciaire ou sur des questions d’ordre politique à toute autre autorité. En conséquence, tout manquement à cette prescription légale exposera son auteur à des sanctions disciplinaires ».

Par ailleurs, Charles Wright invite monsieur l’inspecteur général des services judiciaires et pénitentiaires et l’ensemble des magistrats « au strict respect de la présente instruction ».

Cette menace du ministre de la Justice et des droits de l’homme intervient au lendemain d’une rencontre entre les Forces vives de Guinée et le Premier ministre. Il faut souligner que les acteurs sociopolitiques ont des préoccupations d’ordre judiciaire.

Charles Wright, a-t-il des soupçons sur une possibilité d’accéder à la demande des FVG relative à la mise en liberté des détenus et la levée de contrôle judiciaire contre certains les leaders politiques ?

En tous cas, cette menace du patron de la boussole qui oriente tous les Guinéens pendant cette transition, est perçue par certains comme une manière d’avoir des informations sur la possibilité d’accepter aux préalables posés par les Forces vives.