En mars 2020, Elie Kamano, président du Parti guinéen pour la solidarité et le développement (PGSD), a décidé de claquer la porte du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC). L’ancien reggaeman accuse adversaires d’Alpha Condé d’avoir ‘’sciemment abandonné les enfants d’autrui mourir dans la rue sans être à côté’’.

Un an après son départ des rangs du FNDC, Elie Kamano affirme que ‘’ma frustration est grande. Je suis dégouté par la manière dont les politiciens guinéens de l’opposition font la politique’’.

Il déclare dans « Droit dans les yeux » que ‘’le combat dans lequel nous étions engagés, il y a eu beaucoup de failles. On ne peut pas se lever un beau matin pour combattre un système qui a l’armée et tous les moyens de corrompre à tous les niveaux et ne pas avoir le courage d’affronter les abeilles. Donc, j’ai été déçu des leaders de l’opposition qui n’assumaient pas des plans qu’ils mettaient en place’’.

Elie Kamano, qui promet de ‘’faire la politique intelligemment’’, fait remarquer qu’au Sénégal, ‘’lorsque le mouvement Y en a marre a constaté que Wade était fort et qu’il avait réussi à modifier la Constitution, ils ont appelé tous les opposants à se rallier à eux’’.

‘’Pour moi, le FNDC est mort lorsqu’on a refusé, nous leaders, d’aller dans la rue pour prendre des balles à la place des enfants qui sont tombés. Je ne peux pas comprendre qu’on me dise aujourd’hui que le FNDC qui signifie Front national pour la défense de la défense de la Constitution n’ait pas pu la tenue des élections législatives et la présidentielle’’, souligne-t-il, précisant qu’il ne regrette pas d’avoir pris part au combat contre le changement de Constitution.

‘’On n’a pas à la hauteur du combat. En face de nous, le système avait tremblé. Après la première manifestation du FNDC, le gouvernement était presqu’à terre. Par la suite, pendant que nous étions en prison, Abdourahamane Sanoh a demandé à ce que les manifestations continuent, Cellou a dit non, il faut qu’il enterre ses morts. On lui a dit que si l’on marque une pause, le combat est fini. Depuis ce jour, des fissures sont nées au sein du FNDC’’, révèle-t-il au micro d’Espace TV.

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