CONAKRY-Une mission conjointe CEDEAO, Union Africaine, Nations-Unies, (à travers son Bureau en Afrique de l’Ouest et au Sahel, UNOWAS,  ndlr) est attendue en Guinée ! Ces trois institutions tentent depuis plusieurs semaines de renouer le dialogue entre les différents protagonistes de la crise guinéenne alors que l’élection présidentielle prévue le 18 octobre divise la classe politique.

Avant leur arrivée dont la date n’est pas arrêtée, selon une proche du bureau de la CEDEAO à Conakry, les médiateurs ont déjà défriché le chemin, en menant des consultations de manière séparées avec les différents acteurs, à savoir : les partis de la mouvance présidentielle, l’opposition réunie au sein du FNDC, la CENI, entre autres. Chacun de ces acteurs a donné son point de vue sur la crise politique actuelle, déclenchée en octobre dernier lorsque le président Alpha Condé a entamé le processus des consultations législatives et référendaires.

Malgré la vive contestation avec son lot de répression sanglante et  meurtrière, des élections se sont tenues le 22 mars dernier, dans un climat d’extrême tension (au moins 10 morts le jour du scrutin). Le pays s’est doté d’une nouvelle Assemblée Nationale et d’une nouvelle constitution, honnies et conspuées par l’opposition qui exige leur dissolution.

L’annonce de la date du 18 octobre pour la tenue de la présidentielle a ravivé les clivages, exacerbant les tensions dans le pays. L’opposition projette une manifestation le 20 juillet pour exiger le départ d’Alpha Condé du pouvoir.

C’est dans ce contexte que la CEDEAO piloté par le général Francis Behanzin, l’UA, l’ONU tentent une médiation de dernière chance pour permettre la tenue de la présidentielle de manière apaisée. Mais avant de prendre part à ce dialogue, l’opposition exige notamment le retrait du président Condé dans la course, tandis que son parti le RPG prépare une convention le 05 août pour désigner son candidat. Sauf coup de théâtre, Alpha Condé devra être choisi comme candidat.

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Jeudi dernier, l’envoyé de l’ONU en Afrique de l’Ouest a rappelé devant  le Conseil de sécurité les enjeux très élevés de ces élections. En effet, cinq pays ouest-africains doivent tenir des scrutins présidentiels au cours du second semestre 2020 à savoir : la Côte d’Ivoire et la Guinée en octobre, le Burkina Faso en novembre et le Ghana et le Niger en décembre.

S’exprimant devant les membres du Conseil de sécurité, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohammed Ibn Chambas, a indiqué que ces cinq scrutins présentent « une opportunité de consolider la démocratie dans ces pays ».

L’envoyé de l’ONU a réitéré l’engagement continu du Bureau des Nations Unies en Afrique de l’Ouest et au Sahel (UNOWAS) à travailler avec les partenaires importants pour appuyer les efforts du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la Guinée et du Niger dans l’organisation d’élections «inclusives, transparentes et crédibles ». La tenue de ces scrutins dans les conditions précitées  sont cruciales pour la stabilité et le développement de la région, a averti M. Chambas.

 Africaguinee.com

 

Créé le Dimanche 12 juillet 2020 à 14:22

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