Les invectives entre l’homme d’affaires burkinabé Mahamadou Bonkoungou et le patron du groupe Guiter SA Ansoumane Kaba, autour de la réalisation des travaux routiers Kankan- Kissidougou et Kankan- Mandiana. Depuis la dernière sortie médiatique du patron du groupe EBOMAF en lançant des accusations infondées selon le premier responsables du groupe Guiter SA. 

Aucours d’un point de presse organisé par le directeur général de GUITER SA, ce jeudi 07 octobre 2021, dans un réceptif hôtelier de la place, le directeur général de GUITER S.A , apporté une réplique sanglante à la sortie de l’homme d’affaires Mahamadou Bonkoungou. 

Devant un parterre de journalistes présents dans la salle aucours de ce point de presse, Ansoumane Kaba a dit regretter les propos de l’homme d’affaires Burkinabé, qu’il trouve peu responsable de sa part, après sa conférence de presse organisée dans son pays.

Dans une déclaration rendue publique à cette occasion, le patron de GUITER SA, apporte un démenti formel aux fausses allégations divulguées à la presse par le patron d’Ebomaf. 

Nous vous proposons l’intégralité de cette déclaration de la Direction Générale de GUITER SA. 

La Direction Générale de GUITER SA a suivi avec un intérêt particulier le show
mediatique orchestré par le sieur Mahamadou Bonkoungou, Président Directeur
General d’EBOMAF, une entreprise de BTP installée au Burkina Faso. Show
mediatique au cours duquel des contre-vérités, voire de gros mensonges ont été Iivrés aux médias, visant très vraisemblablement à porter atteinte au sérieux, à la credibilité et à l’honneur de plusieurs hautes personnalités guinéennes, dont le Président déchu, ainsi qu’à la Société GUITER SA.

Venant de la part de celui que la Société GUITER SA considérait jusque-la comme un partenaire de circonstance dans des Projets de Réhabilitation et de Construction des tronçons routiers Kankan – Kissidougou et Kankan – Mandiana
est simplement inadmissible, choquant, voire totalement intolérable. Aussi, avant que la Société GUITER SA n’use de son droit de réplique, en se fondant sur le parallélisme de forme (A noter que c’est à travers une conférence de pressee que le PDG d’EBOMAF s’est livré à sa cabale en présence de médias triés sur le volet), il urge pour sa Direction Générale de rétablir certaines dénonciations calomnieuses la concernant à leurs justes endroits. Tout en laissant bien sûr le soin aux nouvelles autorités guinéennes d’instruire au besoin des audits en vue de clarifier les choses.

Conséquemment, au sujet des relations entre la Société GUITER SA et EBOMAF:

Nous disons que le PDG de GUITER SA a fait la connaissance de M. Mahamadou Bonkoungou à travers la plus Haute personnalité du pays déchue. Laquelle que lui a demandé de bien vouloir accompagner EBOMAF dans la réalisation des Projets susmentionnés qui lui tenaient à caæur. C’est ainsi qu’après de nombreux déplacements, les travaux tech niques préliminaires réalisés sur le terrain avec le concours de toutes les Parties, précédés bien entendu des démarches administratives, une entente librement consentie a été conclue entre GUITER SA et EBOMAF SA en vue de la mise en place d’un Groupement.

Dans ledit Groupement, 49% des parts revenaient à la première (GUITER SA) et 51% à la seconde (EBOMAF SA). Contrairement aux allégations mensongères du sieur Mahamadou Bonkoungou, a la signature du premier Contrat respectivement de 305 millions d’euros pour le tronçon Kankan Kissidougou et 184 millions d’euros pour celui de Kankan Mandiana, les compétences de GUITER en matière des BTP n’étaient plus a demontrer sur le terrain. Un premier grand projet Macenta- Konsankoro concrétisé sur financement USAID en 1995 était là depuis pour en témoigner eloquemment. En 2013 à la rencontre avec Ebomaf, GUITER SA évoluait déjà sur le terrain depuis 24 longues années, et aujourd’hui Guiter à 32 ans d’existence. Dieu merci.

Différends nés au sein du Groupement EBOMAF SA – GUITER SA..

Dans une approche arrogante Ccomme ont du l’observer plusieurs telespectateurs et auditeurs, Mahamadou Bonkoungou, le PDG d’EBOMAF, n’a pas cru necessaire d’aborder cet important volet lié aux différends nés entre son entreprise et la Société GUITER SA. C’est de bonne guerre, tout simplement, parce que ces differends, qui sont réels, ne sont pas tout à fait à son honneur. Le premier grand différend en fait est né de la fixation des volumes de travaux détaillés par tronçon. GUITER SA S’étant rendu compte d’une tentative flagrante de surfacturation, a exigé de son partenaire de circonstance de revoir ces volumes å la baisse étant donné que les prix unitaires étaient compétitifs.

A cela est venu se greffer un autre diférend, celui lié au choix de la Mission de supervision et de contrôle des travaux devant être entrepris. Si le choix par le
maitre d’ouvrage de la mission de contröle Louis Berger ne posait aucun problème à GUITER SA, par contre pour Le PDG d’EBOMAF c’était un motif grave de résiliation. En fait pour des raisons sans doute d’inconvenance personnelle, l’ex-Président a exigé à ce quil lui soit affecté une autre Mission de contrôle internationale, l’annulation du contrat de supervision de Louis Berger et le partage des tronçons entre les 2 entreprises ont été décidés sur le champ. Ce partage a donc été créé par le PDG de EBOMAF suite au rejet de la mission de supervision de contrôle des travaux de Kankan -Kissidougou.

Autre grande entrave å la réalisation du Contrat..

Au cours de son show médiatique livré à Ouagadougou, très loin du terrain des opérations, le PDG d’EBOMAF a feint d’expliquer que c’est GUITER SA qui aurait entravé la poursuite correcte de l’exécution de son projet Kankan – Kissidougou. La Direction Générale de GUITER s’inscrit en faux contre cette allégation. Fort heureusement, le Ministre de l’Economie et des Finances de l’époque, ‘Administration et Contröles des Grands Projet et le Ministre d’Etat des Travaux Publics d’alors sont encore de ce monde, ainsi que d’autres acteurs majeurs.
C’est en fait une mission des Institutions de BrettonWoods (FM Banque Mondiale) qui a émis des réserves sur la bagatelle de près de 500 millions d’euros Pour ces deux Projets qui devaient bénéficier de garantie BCRG a la premiere demande. Néanmoins, comme la plus Haute Autorité du pays tenait a leur execution, le Maitre d’Ouvrage, qui est le Ministère des Travaux Publics de Guinee et non GUITER SA, a choisi de procéder par le mécanisme des Options (ferme et optionnelle). Voir l’article 37 du Code des marchés publics. Lequel avait le merite à la fois d’alléger les charges de l’Etat et de contenter la Mission du FMI et de la Banque Mondiale. Conséquemment, le premier Contrat signe et qui avait ete fait enregistré par les seuls bons soins de GUITER SA a éte annule.
Il faut dire clairement que ce sont ces deux différends qui vont conduire a l SIgnature de Contrats séparés pour les deux membres du Groupement presque mort-né, GUITER SA a signé le contrat Kankan – Mandiana: La tranche ferme: 35 000 000 EurosLa tranche optionnelle: 126 948 363.10 Euros. Ebomaf SA a signé le contrat Kankan – Kissidougou
La tranche ferme: 65 000 000 Euros La tranche optionnelle :240 824 856.91 Euros

De l’exécution des Contrats….

Le PDG a prétendu que son entreprise aurait réalisé une centaine d’ouvrages et effectué certains travaux sur le tronçon Kankan Kissidougou. Chose extraordinaire et impensable par rapport aux dites réalisations, il importe de porter à la connaissance de l’opinion publique guinéenne que depuis la pose de
la première pierre, le PDG d’EBOMAF n’a plus mis les pieds sur le terrain. Pour ce qui est de la veracite de ses propos, une visite de terrain est sans doute mieux indiquée pour s’enquérir d’une situation qui frise en réalité ľ’arnaque pure et simple. Pour ce qu’il est de GUITER SA, seule la réalité du terrain commande aussi. Près de 17 kilomètres de route entre Kankan et Mandiana ont été réalisés grâce à la mobilisation des 35 millions d’euros, sans compter la réalisation de
travaux de différents ordres sous l’aeil avisé à la fois du Bureau de contrôle international Louis Berger et du Maitre d’ouvrage.

De la remise d’un chèque de 15 milliards et 50 conteneurs de bitume a GUlTER
SA…

Taire certains pans d’une entente librement consentie, qui plus est sous l’oeil avisé de la plus Haute personnalité du pays, relève de la fausseté et de la Supercherie. La vèritė, c’est que c’est après avoir créé le vide sur la tranche ferme arrectee a son entreprise que le PDG d’EBOMAF a sollicité du PDG de GUITER SA quil veuille exécuter à leur place un certain nombre de tâches sur le terrain.Prudence oblige, le PDG de Guiter SA a exigé une évaluation de tout ce que le PDG d’EBOMAF mettait à sa disposition. L’entretien s’était fait en presence de Tex-President qui a instruit le Conseiller chargé des Infrastructures a la Presidence de la République et le Directeur des Infrastructures de I’ACGP. Ce qui fut fait. A la suite de quoi la remise d’un chèque d’une valeur de 15 000 000 000 de Frans Guinéens lui a été faite par le canal du Chef du Protocole sur instruction du President déchu. I| est à noter que dans ce cadre, EBOMAF reste devoir a GUITER SA le montant de 141 786,48 Euros.

Des accusations sans fondement portées à tort…

Si le PDG d’EBOMAF croit ainsi nuire à la réputation de GUITER SA àtravers son show médiatique, force est de constater que sa sortie risque bel et bien de faire l’effet d’un arroseur arrosé. Elle cache visiblement un ensemble de pratiques malsaines auxquelles le PDG d’EBOMAF ne semble pas étranger. Quellecrédibilité accorder à des accusations portees sans preuves irréfutables?

Sachant certainement que le Pr Alpha Condé n’est pas en mesure aujourd’hui de lui apporter la contradiction pour des raisons évidentes, M. Mahamadou Bonkoungou pourrait peut-être se répandre dans des contre-vérités flagrantes. Lui qui dit avoir « toujours bénéficié d’un traitement ViP en Guinée », qui a bénéficié gratuitement de deux Contrats d’exploration dans le Nord de la Guinée. Pour quelles raisons au juste? Sur la base de quoi? Un audit dees nouvelles autorites guinėennes, nous pensons, est plus que necessaire afin de laver l’affront fait à toute une République, dans un langage approximatit, empreint de tätonnements et vide de la moindre courtoisie.

En attendant d’y arriver, nous osons d’ores et déjà vous dire que le PDG d’EBOMAF a bel et bien reçu 65 millions d’euros en Septembre 2014 et 120 autres millions d’euros le 27 mars 2017 par l’entremise de deux lettres de garantie. Nayant nullement satisfait aux premières exigences liées à sa premiere tranche ferme du tronçon Kankan Kissidougou, comment est-il parvenu a
obtenir une seconde lettre de garantie portant sur la bagatelle de 120 millions
d’euros, si ce n’est par des moyens détournés ?

La Direction Générale de GUITER SA