{"id":15419,"date":"2022-04-30T08:31:54","date_gmt":"2022-04-30T08:31:54","guid":{"rendered":"https:\/\/liberationinfo.com\/?p=15419"},"modified":"2022-04-30T08:31:54","modified_gmt":"2022-04-30T08:31:54","slug":"degradation-de-droits-lhomme-en-guinee-les-etats-unis-dressent-un-bilan-accablant-aux-presidents-conde-et-doumbouya","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/liberationinfo.com\/index.php\/degradation-de-droits-lhomme-en-guinee-les-etats-unis-dressent-un-bilan-accablant-aux-presidents-conde-et-doumbouya\/","title":{"rendered":"D\u00e9gradation de droits l\u2019homme en Guin\u00e9e : les Etats-Unis dressent un bilan accablant aux pr\u00e9sidents Cond\u00e9 et Doumbouya."},"content":{"rendered":"<div class=\"jeg_navbar_mobile_wrapper\">\n<div class=\"sticky_blankspace\"><\/div>\n<\/div>\n<div class=\"post-wrapper\">\n<div class=\"post-wrap\">\n<div class=\"jeg_main \">\n<div class=\"jeg_container\">\n<div class=\"jeg_content jeg_singlepage\">\n<div class=\"container\">\n<div class=\"row\">\n<div class=\"jeg_main_content col-md-8\">\n<div class=\"jeg_inner_content\">\n<div class=\"entry-header\">\n<div class=\"jeg_meta_container\">\n<div class=\"jeg_post_meta jeg_post_meta_1\">\n<div class=\"meta_left\">\n<div class=\"jeg_meta_author\"><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"entry-content no-share\">\n<div class=\"content-inner \">\n<p>Dans son rapport, le d\u00e9partement d\u2019\u00c9tat am\u00e9ricain n\u2019est pas pass\u00e9 du dos de la cuill\u00e8re pour dresser un triste bilan en ce qui concerne les arrestations arbitraires, mauvaises conditions dans les prisons, en gros les dysfonctionnements en mati\u00e8re de violations manifeste des droits de l\u2019homme.<\/p>\n<p><strong>R\u00c9SUM\u00c9 EX\u00c9CUTIF<\/strong><\/p>\n<p>La Guin\u00e9e \u00e9tait une r\u00e9publique d\u00e9mocratique constitutionnelle jusqu\u2019au 5 septembre, lorsque le colonel Mamadi Doumbouya et les forces sp\u00e9ciales militaires ont arr\u00eat\u00e9 le Pr\u00e9sident Alpha Cond\u00e9 et saisi le pouvoir par un coup d\u2019\u00c9tat. Le pays a tenu les \u00e9lections pr\u00e9sidentielles d\u2019octobre 2020, en \u00e9lisant le pr\u00e9sident Cond\u00e9 \u00e0 un troisi\u00e8me mandat controvers\u00e9 avec 59,5% des voix \u00e0 la suite d\u2019un r\u00e9f\u00e9rendum de mars 2020 qui a modifi\u00e9 la constitution pour lui permettre de se pr\u00e9senter. Les observateurs internationaux et nationaux ont soulev\u00e9 des pr\u00e9occupations concernant la violence \u00e9lectorale g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, les restrictions \u00e0 la libert\u00e9 d\u2019assembl\u00e9e pacifique, le manque de transparence dans la tabulation des votes et les votes de vote sont tr\u00e8s divergences.<\/p>\n<div class=\"jeg_ad jeg_ad_article jnews_content_inline_ads \">\n<div class=\"ads-wrapper align-center \">\n<div class=\"ads_code\"><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>Le Minist\u00e8re de la D\u00e9fense supervise la gendarmerie, et le Minist\u00e8re de la s\u00e9curit\u00e9 supervise la police nationale. Apr\u00e8s le 5 septembre, la junte militaire, dirig\u00e9e par le Comit\u00e9 national de la r\u00e9unification et du d\u00e9veloppement, a supervis\u00e9 l\u2019ensemble du gouvernement, alors que les minist\u00e8res du gouvernement individuel ont continu\u00e9 d\u2019\u00eatre dirig\u00e9s par des nomm\u00e9s civils. La gendarmerie et la police nationale partagent la responsabilit\u00e9 de la s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure, mais seule la gendarmerie peut arr\u00eater les policiers ou les militaires. L\u2019arm\u00e9e a aussi des responsabilit\u00e9s de s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure. Jusqu\u2019au 5 septembre, les autorit\u00e9s civiles ont g\u00e9n\u00e9ralement maintenu un contr\u00f4le efficace sur les forces de s\u00e9curit\u00e9. Il y a des rapports cr\u00e9dibles selon lesquels les membres des forces de s\u00e9curit\u00e9 ont commis de nombreux abus.<\/p>\n<p>Le matin du 5 septembre, le chef du groupe des forces sp\u00e9ciales militaires guin\u00e9en, le colonel Mamadi Doumbouya a pris le pouvoir du gouvernement. Le colonel Doumbouya s\u2019est d\u00e9clar\u00e9 chef de l\u2019\u00c9tat, a dissous le gouvernement et l\u2019Assembl\u00e9e nationale, et a suspendu la constitution. Doumbouya a annonc\u00e9 la cr\u00e9ation d\u2019un comit\u00e9 national de regroupement et de d\u00e9veloppement, dont le gouvernement de la r\u00e9unification et du d\u00e9veloppement est compos\u00e9 principalement d\u2019officiers militaires. Le 27 septembre, le colonel Doumbouya a publi\u00e9 la Charte de transition, qui remplace la constitution et la loi jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019une nouvelle constitution soit promulgu\u00e9e. En d\u00e9cembre, le gouvernement militaire avait rel\u00e2ch\u00e9 364 membres de l\u2019opposition politique arr\u00eat\u00e9 par l\u2019ancien pr\u00e9sident Cond\u00e9 et a pardonn\u00e9 cinq autres personnes auparavant condamn\u00e9es.<\/p>\n<p>Des questions importantes sur les droits de l\u2019homme incluent des rapports cr\u00e9dibles: des meurtres ill\u00e9gaux ou arbitraires, y compris des meurtres extrajudiciaires par le gouvernement; torture ou traitement cruel, inhumain ou d\u00e9gradant ou ch\u00e2timent par le gouvernement; conditions de prison s\u00e9v\u00e8res et menac\u00e9es de la vie; arrestation ou d\u00e9tention arbitraire; prisonniers politiques ou d\u00e9tenus; probl\u00e8mes graves avec l\u2019ind\u00e9pendance de la justice; ing\u00e9rence arbitraire ou ill\u00e9gale avec la vie priv\u00e9e; ch\u00e2timent de la famille et la responsabilit\u00e9 de la violence fond\u00e9e sur le sexe; le trafic de personnes; les crimes impliquant la violence ou les menaces de violence \u00e0 l\u2019encontre des femmes, des homosexuels, des bisexuels, des transgender, des personnes \u00e2g\u00e9es, des personnes intersexuelles, de l\u2019existence de lois qui criminalisent le comportement sexuel consensuel entre les adultes; et l\u2019existence des pires formes de travail d\u2019enfants.<\/p>\n<p>L\u2019impunit\u00e9 des fonctionnaires est rest\u00e9e un probl\u00e8me. Le gouvernement Cond\u00e9 a pris des mesures minimales pour poursuivre ou punir les fonctionnaires qui ont commis des abus ou de corruption.<\/p>\n<p>Section 1. Respect de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de la personne<\/p>\n<ol>\n<li><strong>LA PRIVATION DE L\u2019ARBITRAIRE DE LA VIE ET D\u2019AUTRES ENFANTS ILL\u00c9GAUX OU POLITIQUEMENT MOTIV\u00c9S<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>Il y a eu de nombreux rapports selon lesquels le gouvernement ou ses agents ont commis des meurtres arbitraires ou ill\u00e9gaux. Les officiers charg\u00e9s d\u2019enqu\u00eate sur les meurtres de la s\u00e9curit\u00e9 incluent les services de s\u00e9curit\u00e9 civils et militaires, les tribunaux civils et militaires et les inspecteurs g\u00e9n\u00e9raux au sein du Minist\u00e8re de la s\u00e9curit\u00e9 et de la protection civile.<\/p>\n<p>Les combats au cours du coup d\u2019\u00c9tat de septembre ont \u00e9t\u00e9 limit\u00e9s au quartier de Conakrys Kaloum, avec la presse rapportant huit \u00e0 20 membres de l\u2019arm\u00e9e tu\u00e9s.<\/p>\n<div class=\"google-auto-placed ap_container\"><\/div>\n<p>Selon Amnesty International, dans les mois qui ont abouti \u00e0 l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle de 2020, entre octobre 2019 et juillet 2020, les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont tu\u00e9 au moins 50 personnes et bless\u00e9 plus de 200 personnes. Les sources d\u2019opposition ont affirm\u00e9 que les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont tu\u00e9 99 personnes entre octobre et d\u00e9cembre 2020 pendant et apr\u00e8s l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle. Le gouvernement n\u2019a pas confirm\u00e9 le nombre de personnes tu\u00e9es au cours de cette p\u00e9riode.<\/p>\n<p>L\u2019impunit\u00e9 a persist\u00e9 pour les abus commis par les acteurs de l\u2019\u00c9tat ces derni\u00e8res ann\u00e9es, y compris le massacre du stade de Conakry de 2009 par les forces de s\u00e9curit\u00e9. Au moins 150 manifestants de l\u2019opposition ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s et plus de 100 femmes et filles ont \u00e9t\u00e9 viol\u00e9es. Depuis 2011, le pouvoir judiciaire a confirm\u00e9 des inculpations contre 13 personnes. Deux des chefs d\u2019\u00e9tat-major du massacre, le colonel Claude Pivi et le colonel Moussa Tiegboro Camara, ont servi \u00e0 des postes de gouvernement de haut niveau pendant l\u2019administration Conde. Tiegboro a conserv\u00e9 son poste de haut niveau au sein du Comit\u00e9 national de la r\u00e9unification et du d\u00e9veloppement (CNRD) \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e. Le g\u00e9n\u00e9ral Mathurin Bangoura, une personne d\u2019int\u00e9r\u00eat dont l\u2019inculpation a \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9e \u00e0 la suite d\u2019un examen judiciaire, est rest\u00e9 gouverneur de Conakry jusqu\u2019en septembre.<\/p>\n<p>Le comit\u00e9 d\u2019administration a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli en 2018 pour organiser un futur proc\u00e8s pour les auteurs du massacre de stade 2009 a repris son travail pendant l\u2019ann\u00e9e. L\u2019organe a \u00e9t\u00e9 reconvi\u00e9 en janvier apr\u00e8s avoir tenu de r\u00e9unions en 2020 \u00e0 cause de COVID-19. Lors de la r\u00e9union du comit\u00e9 de direction de mai, le ministre de la justice a esquiss\u00e9 une feuille de route pour un proc\u00e8s \u00e9ventuel; cependant, \u00e0 partir du 4 septembre, aucune date d\u2019essai n\u2019avait \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9e. L\u2019administration Cond\u00e9 a cit\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une formation et d\u2019une construction de capacit\u00e9s pour les juges en raison de l\u2019annonce tardive d\u2019une date d\u2019essai. Le 27 novembre, une d\u00e9l\u00e9gation internationale de la Cour p\u00e9nale a rencontr\u00e9 le CNRD pour exiger que le proc\u00e8s du massacre du stade commence. Le 3 d\u00e9cembre, le Minist\u00e8re de la Justice a rencontr\u00e9 le comit\u00e9 de direction du massacre de stade. Le 22 d\u00e9cembre, l\u2019ancien chef d\u2019\u00c9tat de 2008, le capitaine Moussa Dadis Camara, qui a \u00e9t\u00e9 inculp\u00e9 pour son r\u00f4le pr\u00e9sum\u00e9 dans le massacre du stade, est revenu dans le pays apr\u00e8s avoir v\u00e9cu dans un exil auto-impos\u00e9 au Burkina Faso. Dans les d\u00e9clarations faites \u00e0 la presse, le capitaine Camara a d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait pr\u00eat \u00e0 se pr\u00e9senter au proc\u00e8s. La feuille de route du 25 d\u00e9cembre du CNRD a encore encore r\u00e9int\u00e9gr\u00e9 le soutien des gouvernements de transition au proc\u00e8s, mais n\u2019a pas pr\u00e9vu de proc\u00e9dures judiciaires.<\/p>\n<ol>\n<li><strong>DISPARITION<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>Il n\u2019y a pas eu de rapports sur les disparitions des autorit\u00e9s gouvernementales ou au nom des autorit\u00e9s gouvernementales.<\/p>\n<ol>\n<li><strong>LA TORTURE ET LES AUTRES CRUELS, INHUMAINS OU D\u00c9GRADANT TREATMENT OU PUNISHMENT<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>Bien que la Constitution et la loi interdisent la torture et d\u2019autres ch\u00e2timents cruels, inhumains ou d\u00e9gradants, les observateurs des droits de l\u2019homme ont signal\u00e9 que les fonctionnaires du gouvernement continuent d\u2019employer de telles pratiques en toute impunit\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019abus de d\u00e9tenus dans les centres de d\u00e9tention du gouvernement a continu\u00e9. Les agents de s\u00e9curit\u00e9 sont d\u00e9sign\u00e9s comme des policiers judiciaires ont abus\u00e9 des d\u00e9tenus pour contraindre les confessions. Les militants des droits de l\u2019homme ont not\u00e9 les abus les plus \u00e9pouvantables qui ont eu lieu pendant les arrestations ou dans les centres de d\u00e9tention. Les associations de droits de l\u2019homme ont d\u00e9clar\u00e9 que les plaignants pr\u00e9sentent souvent des preuves d\u2019abus et que les gardiens n\u2019ont pas enqu\u00eat\u00e9 sur ces plaintes. Ces organisations non gouvernementales (ONG) ont \u00e9galement affirm\u00e9 que les gardes ont abus\u00e9 des d\u00e9tenus, y compris des enfants, et ont contraint certaines femmes \u00e0 \u00e9changer le sexe pour un meilleur traitement.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s la<em>Conduit dans les missions de terrain de l\u2019ONU<\/em>\u00a0portail en ligne, il y a eu une all\u00e9gation d\u2019exploitation sexuelle et d\u2019abus de la part des soldats de la paix du pays d\u00e9ploy\u00e9s \u00e0 la mission de la stabilisation de l\u2019Organisation des Nations Unies en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, qui impliquait une relation d\u2019exploitation avec un adulte. \u00c0 partir de septembre, l\u2019ONU enqu\u00eatait sur l\u2019all\u00e9gation.<\/p>\n<p>L\u2019impunit\u00e9 est un probl\u00e8me important dans les forces de s\u00e9curit\u00e9, en particulier dans les gendarmes, la police et les forces militaires. Les facteurs qui contribuent \u00e0 l\u2019impunit\u00e9 incluent la corruption, le manque de formation, la politisation des forces et le manque de transparence dans les enqu\u00eates. Les officiers charg\u00e9s d\u2019enqu\u00eate sur les abus incluent les tribunaux civils et militaires et les inspecteurs du gouvernement g\u00e9n\u00e9ral au sein du Minist\u00e8re de la s\u00e9curit\u00e9 et de la protection civile. En septembre, le CNRD a annonc\u00e9 un nouveau nombre public sans p\u00e9age pour que les citoyens se rendent compte des abus de pouvoir par les forces de d\u00e9fense et de s\u00e9curit\u00e9. \u00c0 la fin de l\u2019ann\u00e9e, le CNRD avait retir\u00e9 deux soldats des forces arm\u00e9es pour vandalisme et pillage sur la base d\u2019informations re\u00e7ues de la ligne directe.<\/p>\n<p><strong>Conditions de la prison et de d\u00e9tention<\/strong><\/p>\n<p>Les conditions dans les prisons civiles, qui sont sous la supervision du Minist\u00e8re de la justice, sont rest\u00e9es abusives, avec une mauvaise assainissement, une malnutrition, une maladie et un manque d\u2019attention m\u00e9dicale pervasive dans tout le syst\u00e8me p\u00e9nitentiaire. Les conditions auraient \u00e9t\u00e9 pires dans les services de d\u00e9tention de gendarme et de police con\u00e7us pour des d\u00e9tentions \u00e0 court terme.<\/p>\n<p>Conditions physiques:\u00a0La surpopulation est rest\u00e9e un probl\u00e8me. Selon les sources gouvernementales, entre janvier et f\u00e9vrier, la prison centrale de Conakry \u00e0 Conakry d\u00e9tenait 1,570 prisonniers dans une installation con\u00e7ue pour 300 (523% de la capacit\u00e9 totale); Nzerekore d\u00e9tenait 271 prisonniers dans une installation con\u00e7ue pour 80 (339% de la capacit\u00e9 totale); et Kakan d\u00e9tenait 229 dans une installation con\u00e7ue pour 80 (286% de la capacit\u00e9 totale). Les programmes de r\u00e9habilitation financ\u00e9es par le gouvernement sont sous-financ\u00e9s et inefficaces, ce qui am\u00e8ne certaines ONG \u00e0 tenter de combler le vide.<\/p>\n<p>Les fonctionnaires de la prison ont des hommes et des femmes s\u00e9par\u00e9ment. Les autorit\u00e9s ont tenu des mineurs dans des sections s\u00e9par\u00e9es dans des prisons et des installations de d\u00e9tention, o\u00f9 ils dormaient sur des lits de bois de fer sans matelas, ou par \u00e9tage parce qu\u2019il faisait trop chaud sur les bunks sup\u00e9rieurs en dessous du toit m\u00e9tal de l\u2019immeuble de l\u2019immeuble de l\u2019\\8217. Les fonctionnaires de la prison ne s\u00e9parent pas les d\u00e9tenus provisoires des prisonniers condamn\u00e9s. Il y a eu des rapports o\u00f9 le gouvernement a eu du mal \u00e0 suivre l\u2019emplacement des d\u00e9tenus provisoires dans le syst\u00e8me judiciaire.<\/p>\n<p>Entre d\u00e9cembre 2020 et janvier, au moins trois membres de l\u2019opposition sont morts en d\u00e9tention provisoire, en raison de mauvaises conditions de vie en prison. Un quatri\u00e8me membre est mort peu apr\u00e8s sa lib\u00e9ration en d\u00e9cembre 2020. Les autorit\u00e9s n\u2019ont pas enqu\u00eat\u00e9 sur les plusieurs morts de prisonniers.<\/p>\n<p>Bien que le Minist\u00e8re de la justice ait administr\u00e9 des prisons civiles, les prisonniers auraient contr\u00f4l\u00e9 des missions cellulaires et fourni de meilleures conditions dans certains centres de d\u00e9tention aux prisonniers qui ont pu payer. Les rumeurs ont persist\u00e9 que les gardiens n\u2019ont pas tenu les ordres de la cour de lib\u00e9rer les prisonniers jusqu\u2019\u00e0 ce que les pots-de-vin soient pay\u00e9s.<\/p>\n<p>Le manque de personnel de sant\u00e9, de m\u00e9dicaments et de fournitures m\u00e9dicales dans les prisons, combin\u00e9es \u00e0 la malnutrition et \u00e0 la d\u00e9shydratation, a parfois fait une infection ou une maladie menac\u00e9e; des cas de beriberi ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s. Seuls deux des 31 centres de d\u00e9tention avaient un m\u00e9decin et un personnel m\u00e9dical \u00e0 temps plein. Les rapports de surpopulation dans les quartiers m\u00e9dicaux dans les centres de d\u00e9tention sont courants, y compris \u00e0 la prison centrale de Conakry. Les prisonniers se sont appuy\u00e9s sur des membres de la famille, des \u0153uvres de bienfaisance ou des ONG pour apporter des m\u00e9dicaments, mais les visiteurs ont souvent d\u00fb payer des pots-de-vin pour fournir le m\u00e9dicament aux prisonniers.<\/p>\n<p>La mauvaise gestion et la n\u00e9gligence \u00e9taient pr\u00e9vus. Les toilettes ne fonctionneraient pas, et les prisonniers dormaient souvent et mangeaient dans le m\u00eame espace utilis\u00e9 \u00e0 des fins d\u2019assainissement. L\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau de baignement \u00e9tait inad\u00e9quat. De nombreuses prisons sont d\u2019anciens entrep\u00f4ts avec peu de ventilation et peu d\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 pour la climatisation ou d\u2019autres techniques de refroidissement.<\/p>\n<p>Les ONG ainsi que l\u2019Institution nationale des droits de l\u2019homme ont signal\u00e9 une malnutrition end\u00e9mique dans tout le syst\u00e8me p\u00e9nitentiaire. Les autorit\u00e9s ont fourni de la nourriture \u00e0 la prison centrale de Conakry, mais la plupart des directeurs de prison se sont appuy\u00e9s sur des \u0153uvres de bienfaisance et des ONG pour fournir de la nourriture aux d\u00e9tenus. La prison centrale de Conakry pr\u00e9tendait qu\u2019elle fournissait deux repas par jour; cependant, les ONG rapportaient des prisonniers \u00e0 Conakry et ailleurs ne recevaient qu\u2019un repas par jour et que beaucoup se sont appuy\u00e9s sur la nourriture de leur famille ou d\u2019autres sources ext\u00e9rieures. Les gardes exigent souvent des pots-de-vin pour livrer de la nourriture aux prisonniers, qu\u2019ils ont ensuite fr\u00e9quemment confisqu\u00e9s.<\/p>\n<p>Le Bureau de l\u2019ONU du Haut-Commissaire aux droits de l\u2019homme et aux ONG ont not\u00e9 que les conditions dans les centres de d\u00e9tention de gendarmerie, qui ont l\u2019intention d\u2019accueillir des d\u00e9tenus pendant au moins deux jours alors qu\u2019ils attendaient le traitement des tribunaux, sont bien pires que dans les prisons. Cette d\u00e9tention temporaire pourrait durer de quelques jours \u00e0 plus de deux ans et les installations n\u2019ont pas de syst\u00e8mes \u00e9tablis pour fournir des repas ou des traitements m\u00e9dicaux. Comme dans le cas des prisons, les installations de gendarmerie \u00e9taient danques et non anitaires.<\/p>\n<p>Administration:\u00a0Les autorit\u00e9s p\u00e9nitentiaires n\u2019ont pas enqu\u00eat\u00e9 sur des all\u00e9gations cr\u00e9dibles d\u2019abus ou de conditions de prison inhumaines. Les prisonniers et les d\u00e9tenus ont le droit de se plaindre, mais ils ont rarement \u00e9t\u00e9 dus \u00e0 d\u2019\u00e9ventuelles repr\u00e9sailles des gardiens de prison. Les prisonniers doivent utiliser un avocat pour d\u00e9poser une plainte, mais les avocats \u00e9taient rares et co\u00fbteux. Les autorit\u00e9s p\u00e9nitentiaires n\u2019ont re\u00e7u gu\u00e8re de formation p\u00e9nale formelle et les gardiens de prison n\u2019ont re\u00e7u que une formation militaire de base rudimentaire con\u00e7ue pour les gendarmes. L\u2019\u00e9galit\u00e9 des droits de l\u2019ONG locale pour tous, selon la pratique religieuse, est limit\u00e9e aux prisons autres que la prison centrale de Conakry. Les prisonniers se plaignent d\u2019avoir r\u00e9guli\u00e8rement re\u00e7u l\u2019acc\u00e8s aux visiteurs, y compris aux membres de la famille. Les visiteurs sont souvent tenus de payer des pots-de-vin pour acc\u00e9der aux prisonniers.<\/p>\n<p>Surveillance ind\u00e9pendante:\u00a0Les ONG locales telles que l\u2019\u00e9galit\u00e9 des droits pour tous et l\u2019Association pour le soutien des r\u00e9fugi\u00e9s, des personnes d\u00e9plac\u00e9es et des d\u00e9tenus ont re\u00e7u un acc\u00e8s r\u00e9gulier et sans papiers \u00e0 la prison centrale de Conakry; les autorit\u00e9s ont rarement acc\u00e8s \u00e0 d\u2019autres installations pour surveiller les conditions.<\/p>\n<p>Les conditions de prison militaire, g\u00e9r\u00e9es par le Minist\u00e8re de la D\u00e9fense, ne peuvent \u00eatre surveill\u00e9es puisque le gouvernement a refus\u00e9 l\u2019acc\u00e8s aux groupes de d\u00e9fense des prisons et aux organisations internationales. Bien que les autorit\u00e9s militaires aient affirm\u00e9 qu\u2019elles ne d\u00e9tenient pas des civils dans des prisons militaires, des affaires ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9es par la suite en contradiction avec cette affirmation. Avant le coup d\u2019\u00c9tat de septembre, les rapports indiquent qu\u2019une prison existait dans un camp militaire sur l\u2019\u00eele de Kassa et que les prisonniers politiques \u00e9taient parfois d\u00e9tenus dans un camp militaire pr\u00e8s de Kankan.<\/p>\n<ol>\n<li><strong>L\u2019ARRESTATION D\u2019ARBITRAIRE OU LA D\u00c9TENTION<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>La Charte de transition, la constitution pr\u00e9c\u00e9dente et la loi interdisent l\u2019arrestation et la d\u00e9tention arbitraire, mais le gouvernement n\u2019a pas toujours respect\u00e9 ces interdictions.<\/p>\n<p>La loi pr\u00e9voit le droit de toute personne de contester la l\u00e9gitimit\u00e9 de son arrestation ou de sa d\u00e9tention, mais peu de d\u00e9tenus ont choisi cette option en raison des difficult\u00e9s qu\u2019ils pourraient affronter et de la crainte de la r\u00e9torsion.<\/p>\n<p><strong>Arr\u00eater les proc\u00e9dures et traitement des d\u00e9tenus<\/strong><\/p>\n<p>Bien que la loi exige des mandats d\u2019arr\u00eat, la police n\u2019a pas toujours suivi ce protocole. La loi pr\u00e9voit \u00e9galement que les d\u00e9tenus soient accus\u00e9s dans les 48 heures, renouvelables une fois si l\u2019on est autoris\u00e9s par un juge. Dans les cas impliquant la s\u00e9curit\u00e9 nationale, la loi permet d\u2019augmenter la dur\u00e9e d\u2019origine de la d\u00e9tention \u00e0 96 heures, une fois renouvelable. De nombreux d\u00e9tenus ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenus pendant des p\u00e9riodes bien plus longues avant d\u2019\u00eatre inculp\u00e9s. Les autorit\u00e9s ont d\u00e9tenu la plupart des d\u00e9tenus dans les trois principales prisons ind\u00e9finiment et sans proc\u00e8s.<\/p>\n<p>La loi exclut l\u2019arrestation des personnes dans leurs foyers entre 9 heures et 6 heures, mais des arrestations entre ces temps ont eu lieu. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 inculp\u00e9, l\u2019accus\u00e9 peut \u00eatre tenu jusqu\u2019\u00e0 la conclusion de l\u2019affaire, y compris une p\u00e9riode d\u2019appel. Les autorit\u00e9s ignorent syst\u00e9matiquement la disposition l\u00e9gale de l\u2019autorisation d\u2019un avocat et n\u2019ont pas fourni aux accus\u00e9s indigents d\u2019un avocat aux frais du gouvernement.<\/p>\n<p>La lib\u00e9ration en caution est \u00e0 la discr\u00e9tion du magistrat en vertu de la juridiction de l\u2019affaire. La loi permet aux d\u00e9tenus d\u2019acc\u00e9der rapidement aux membres de la famille, mais l\u2019acc\u00e8s est parfois refus\u00e9 ou restreint jusqu\u2019\u00e0 ce que les familles paient des pots-de-vin aux gardiens dans les services de d\u00e9tention.<\/p>\n<p>Arrestation arbitraire:\u00a0Le CNRD a arr\u00eat\u00e9 arbitrairement l\u2019ancien pr\u00e9sident Alpha Cond\u00e9 le 5 septembre. Le 27 novembre, les autorit\u00e9s ont d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 l\u2019ancien pr\u00e9sident Cond\u00e9 de son emplacement pr\u00e9c\u00e9dent dans la maison de sa femme dans le quartier de Dixinn de Conakry. En d\u00e9cembre, il est rest\u00e9 sous arrestation \u00e0 la maison sans accusation.<\/p>\n<p>En f\u00e9vrier 2020, les autorit\u00e9s ont arr\u00eat\u00e9 sans charge plus de 30 personnes dans divers quartiers Conakry et les ont d\u00e9tenues pendant plus d\u2019un mois au camp de Soronkoni \u00e0 Kankan, en Haute-Guin\u00e9e. Les d\u00e9tenus ont signal\u00e9 qu\u2019ils avaient \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s par la police et d\u2019autres unit\u00e9s de service de s\u00e9curit\u00e9, qu\u2019ils \u00e9taient isol\u00e9s et qu\u2019ils n\u2019avaient aucun contact avec leur famille. \u00c0 la suite de la violence post\u00e9lectorale \u00e0 Nzerekore en mars 2020, les sources locales ont signal\u00e9 qu\u2019au moins 40 personnes ont \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9es au m\u00eame camp de Soronkoni. \u00c0 partir de septembre, le CNRD a publi\u00e9 cinq de ces d\u00e9tenus suppl\u00e9mentaires. En d\u00e9cembre, le CNRD a lib\u00e9r\u00e9 un total de 364 prisonniers politiques. (Voir section 1. e., les prisonniers politiques et les d\u00e9tenus, pour les d\u00e9tails sur la situation post\u00e9lectorale.)<\/p>\n<p>D\u00e9tention provisoire:\u00a0En f\u00e9vrier, les d\u00e9tenus de la population p\u00e9nitentiaire constituaient 72% de la population p\u00e9nitentiaire. Des informations n\u2019\u00e9taient pas disponibles sur la dur\u00e9e moyenne des d\u00e9tentions, ou si les d\u00e9tentions d\u00e9passaient la peine maximale possible.<\/p>\n<p>La loi stipule que lorsque le procureur a d\u00e9livr\u00e9 un mandat d\u2019arr\u00eat contre une personne ou une personne est interrog\u00e9e par un juge d\u2019instruction, l\u2019individu peut rester en d\u00e9tention pendant un maximum de 24 mois dans des circonstances li\u00e9es \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 nationale.<\/p>\n<p>En juin, les autorit\u00e9s ont provisoirement rel\u00e2ch\u00e9 un gar\u00e7on, 17 ans, qui a pass\u00e9 trois ans en d\u00e9tention provisoire \u00e0 la prison centrale de Conakry. Le gar\u00e7on a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 en 2018 et accus\u00e9 de rassemblement non autoris\u00e9. Selon son avocat, il a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 dans un quartier de Conakry pr\u00e8s d\u2019o\u00f9 un policier a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 plusieurs jours auparavant. \u00c0 partir de d\u00e9cembre, les autorit\u00e9s n\u2019ont pas fix\u00e9 de date d\u2019essai pour l\u2019affaire.<\/p>\n<ol>\n<li><strong>D\u00c9NIER DU PROC\u00c8S PUBLIC \u00c9QUITABLE<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>Bien que la constitution et la loi pr\u00e9voient un pouvoir judiciaire ind\u00e9pendant, le syst\u00e8me judiciaire est plaqu\u00e9 par la corruption. La Charte de transition stipule \u00e9galement l\u2019engagement du CNRD en faveur d\u2019un pouvoir judiciaire ind\u00e9pendant. Le processus judiciaire manque souvent d\u2019ind\u00e9pendance et d\u2019impartialit\u00e9. Le statut politique et social a souvent influenc\u00e9 les d\u00e9cisions. Une p\u00e9nurie d\u2019avocats et de magistrats qualifi\u00e9s, de lois obsol\u00e8tes et restrictives, de n\u00e9potisme et de parti pris ethnique limit\u00e9 l\u2019efficacit\u00e9 de la justice. Les ordres du tribunal int\u00e9rieur n\u2019ont souvent pas \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9s. Par exemple, certains prisonniers ont ordonn\u00e9 d\u2019\u00eatre lib\u00e9r\u00e9s par les tribunaux sont rest\u00e9s en d\u00e9tention parce qu\u2019ils n\u2019ont pas pay\u00e9 les frais de sortie aux gardiens. D\u2019autre part, les criminels politiquement li\u00e9s ont souvent \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 l\u2019accusation.<\/p>\n<p>De nombreux citoyens, en col\u00e8re contre la corruption judiciaire ou sans autre choix, se sont appuy\u00e9s sur des syst\u00e8mes traditionnels de justice au niveau du village ou du quartier urbain. Les d\u00e9linquants ont pr\u00e9sent\u00e9 leurs affaires civiles devant un chef de village, un chef de quartier ou un conseil d\u2019hommes sages. La ligne de division entre les syst\u00e8mes de justice formelles et informels \u00e9tait vague, et les autorit\u00e9s ont parfois fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une affaire du syst\u00e8me officiel au syst\u00e8me traditionnel pour assurer le respect de toutes les parties. De m\u00eame, une affaire qui n\u2019est pas r\u00e9solue \u00e0 la satisfaction de toutes les parties du syst\u00e8me traditionnel pourrait \u00eatre mentionn\u00e9e au syst\u00e8me formel d\u2019ajustement. Dans le syst\u00e8me traditionnel, les preuves donn\u00e9es par les femmes portaient moins de poids (voir section 6, Women).<\/p>\n<p><strong>Proc\u00e9dures d\u2019essai<\/strong><\/p>\n<p>La Charte de transition, la constitution ant\u00e9rieure et la loi pr\u00e9voient le droit \u00e0 un proc\u00e8s juste et public, et un pouvoir judiciaire ind\u00e9pendant, bien qu\u2019il soit charg\u00e9 de corruption et d\u2019efficacit\u00e9 limit\u00e9e, s\u2019est g\u00e9n\u00e9ralement efforc\u00e9e d\u2019appliquer ce droit.<\/p>\n<p>Les proc\u00e8s sont publics et les accus\u00e9s ont le droit d\u2019\u00eatre pr\u00e9sents et de consulter un avocat en temps voulu. Les proc\u00e8s doivent \u00eatre opportuns. L\u2019accusation pr\u00e9pare un dossier d\u2019affaire, y compris le t\u00e9moignage et d\u2019autres preuves, et fournit une copie pour la d\u00e9fense. Les d\u00e9fenseurs ont le droit d\u2019affronter et d\u2019interroger les t\u00e9moins de l\u2019accusation et de pr\u00e9senter des t\u00e9moins et des preuves en leur nom propre. La loi pr\u00e9voit la pr\u00e9somption d\u2019innocence des accus\u00e9s, l\u2019ind\u00e9pendance des juges, l\u2019\u00e9galit\u00e9 des citoyens devant la loi, le droit de l\u2019accus\u00e9 \u00e0 l\u2019avocat (mais seulement pour les crimes majeurs) et le droit d\u2019appeler une d\u00e9cision judiciaire, mais ces droits n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 respect\u00e9s de mani\u00e8re coh\u00e9rente.<\/p>\n<p>Les autorit\u00e9s doivent informer rapidement les accus\u00e9s des accusations. Les d\u00e9fenseurs ont droit \u00e0 l\u2019aide gratuite d\u2019un interpr\u00e8te, si n\u00e9cessaire. Les d\u00e9fenseurs ont g\u00e9n\u00e9ralement un temps suffisant, mais manquent de ressources, comme l\u2019acc\u00e8s \u00e0 un avocat, pour pr\u00e9parer une d\u00e9fense. La plupart des affaires n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 jug\u00e9es.<\/p>\n<p>Bien que le gouvernement soit responsable du financement des frais de d\u00e9fense juridique dans des affaires p\u00e9nales graves, il a rarement vers\u00e9 des fonds \u00e0 cette fin. L\u2019avocat de la d\u00e9fense n\u2019a souvent re\u00e7u aucun paiement. Les autorit\u00e9s autorisent les d\u00e9tenus \u00e0 l\u2019acc\u00e8s \u00e0 leurs clients, mais souvent \u00e0 la condition que les gardiens de prison ou les gendarmes soient pr\u00e9sents. La loi pr\u00e9voit que les accus\u00e9s ont le droit de ne pas \u00eatre contraints de t\u00e9moigner ou d\u2019avouer sa culpabilit\u00e9, mais la torture ou d\u2019autres conditions de traitement et de conditions dans les centres de d\u00e9tention sapent cette protection.<\/p>\n<p><strong>Les prisonniers et les d\u00e9tenus politiques<\/strong><\/p>\n<p>Le gouvernement pr\u00e9c\u00e9dent et le CNRD ont arr\u00eat\u00e9 ou convoqu\u00e9 des individus sans cause. La soci\u00e9t\u00e9 civile a d\u00e9crit les actions comme une intimidation politique. Les sources locales ont estim\u00e9 que le nombre de ces personnes d\u2019arrestations ou d\u2019individus convoqu\u00e9s soit plus de 300. Le gouvernement autorise r\u00e9guli\u00e8rement l\u2019acc\u00e8s \u00e0 ces personnes par le Comit\u00e9 international de la Croix-Rouge ou d\u2019autres organisations de droits de l\u2019homme ou d\u2019autres organisations humanitaires.<\/p>\n<p>En mai, les autorit\u00e9s ont rel\u00e2ch\u00e9 40 d\u00e9tenus arr\u00eat\u00e9s \u00e0 la suite de la violence post\u00e9lectorale d\u2019octobre 2020. Neuf des d\u00e9tenus lib\u00e9r\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s par les forces de s\u00e9curit\u00e9 pour leur proximit\u00e9 avec l\u2019attaque de la mafia d\u2019octobre 2020 sur un train de fret exploit\u00e9 par le producteur d\u2019aluminium Rusal, dans lequel, selon le gouvernement et les rapports de presse, les agresseurs ont tu\u00e9 quatre membres de la force de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p>En juin, le pr\u00e9sident Cond\u00e9 a pardonn\u00e9 quatre membres de l\u2019opposition de haut niveau qui ont demand\u00e9 la cl\u00e9mence \u00e0 la suite de leurs convictions. Bien que les quatre aient \u00e9t\u00e9 pardonn\u00e9s et lib\u00e9r\u00e9s, les condamnations restent partie de leur dossier.<\/p>\n<p>En juillet, le gouvernement a annonc\u00e9 que quatre membres de haut niveau de l\u2019Union des forces d\u00e9mocratiques de la Guin\u00e9e ont \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9s conditionnellement pour des raisons m\u00e9dicales. Les membres ont \u00e9t\u00e9 auparavant emprisonn\u00e9s pour leur r\u00f4le pr\u00e9sum\u00e9 dans la violence post\u00e9lectorale \u00e0 la suite de l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle de 2020 octobre. L\u2019un d\u2019entre eux a \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9 en prison en ao\u00fbt pour avoir viol\u00e9 les conditions de sa lib\u00e9ration provisoire. Il \u00e9tait \u00e9galement parmi les 79 d\u00e9tenus lib\u00e9r\u00e9s par le CNRD le 7 septembre.<\/p>\n<p>Le 5 septembre, le colonel Doumbouya et le CNRD ont annonc\u00e9 leur intention de lib\u00e9rer tous les prisonniers et militants politiques emprisonn\u00e9s pendant l\u2019ancien pr\u00e9sident Conde\u2019. Le CNRD a demand\u00e9 que les minist\u00e8res de la Justice et de la D\u00e9fense coordonnent \u00e9troitement avec le minist\u00e8re public du minist\u00e8re public, l\u2019administration p\u00e9nitentiaire et les avocats de lib\u00e9rer tous les d\u00e9tenus.<\/p>\n<p>Le 7 septembre, le CNRD a lib\u00e9r\u00e9 79 d\u00e9tenus politiques de la prison centrale de Conakry. De nombreux membres de l\u2019opposition \u00e9minents comme Oumar Sylla (Fonike Mengue), Abdoulaye Bah, Etienne Soropogui, Ismael Conde et Keamou Bogolan Haba. Le 24 septembre, le CNRD a rel\u00e2ch\u00e9 12 d\u00e9tenus, dont cinq soldats et deux civils d\u00e9tenus \u00e0 Conakry, et cinq soldats d\u00e9tenus au Camp Soronkoni. Le 28 septembre \u00e0 Kankan, le CNRD a lib\u00e9r\u00e9 un d\u00e9tenu militaire et le colonel Doumbouya a pardonn\u00e9 cinq soldats pr\u00e9c\u00e9demment condamn\u00e9s et emprisonn\u00e9s.<\/p>\n<p>Avant le coup d\u2019\u00c9tat du 5 septembre, en f\u00e9vrier Amnesty International a signal\u00e9 qu\u2019au cours des \u00e9lections de mars et d\u2019octobre 2020, il y avait 400 arrestations arbitraires \u00e0 l\u2019encontre des opposants et des membres de la soci\u00e9t\u00e9 civile apr\u00e8s l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle. Les avocats des d\u00e9tenus ont signal\u00e9 que les autorit\u00e9s ont fait de nombreuses arrestations pendant les fouilles de maison dans les quartiers consid\u00e9r\u00e9s comme des forces de l\u2019opposition. Les autorit\u00e9s auraient \u00e9galement utilis\u00e9 une force excessive dans les arrestations. Le gouvernement a annonc\u00e9 que ces individus ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s pour avoir particip\u00e9 \u00e0 la violence post\u00e9lectorale.<\/p>\n<p>En mars, le pr\u00e9sident Conde a pardonn\u00e9 sept mineurs qui auraient \u00e9t\u00e9 membres de l\u2019opposition et qui auraient \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s imm\u00e9diatement apr\u00e8s l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle d\u2019octobre 2020 pour une assembl\u00e9e ill\u00e9gale sur une route publique.<\/p>\n<p><b>Proc\u00e9dures<\/b><strong>judiciaires et mati\u00e8re civile<\/strong><\/p>\n<p>La loi pr\u00e9voit une proc\u00e9dure judiciaire en mati\u00e8re civile, y compris les poursuites en cas de dommages et int\u00e9r\u00eats pour abus des droits de l\u2019homme. Les individus ont d\u00e9pos\u00e9 peu de poursuites en qu\u00eate d\u2019abus des droits de l\u2019homme, en partie en raison de la crainte publique d\u2019inculper les membres de la force de s\u00e9curit\u00e9 et d\u2019un manque de confiance dans la comp\u00e9tence et l\u2019impartialit\u00e9 de la justice. Certaines affaires ont \u00e9t\u00e9 formul\u00e9es par la Cour de justice de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest (CEDEAO).<\/p>\n<p>saisie et restitution de la propri\u00e9t\u00e9<\/p>\n<p>En 2019, le gouvernement a expuls\u00e9 par la force des personnes de quatre quartiers de Conakry. Le gouvernement pr\u00e9tendait que les habitants \u00e9taient des squatters sur des terres depuis longtemps pr\u00e9vues en tant que site de d\u00e9localisation de plusieurs minist\u00e8res. Les autorit\u00e9s ont d\u00e9moli un b\u00e2timent estim\u00e9 \u00e0 2,500 b\u00e2timents, ce qui a entra\u00een\u00e9 20,000 personnes expuls\u00e9es, dont certaines auraient eu la propri\u00e9t\u00e9 l\u00e9gale de leur terre. Les victimes ont form\u00e9 un collectif et ont fait appel \u00e0 la Cour de justice de la CEDEAO pour une indemnisation. Le 11 septembre, l\u2019association de la victime de l\u2019\u2019a fait une d\u00e9claration publique demandant une aide et l\u2019inculpation de l\u2019ancien ministre du logement pour avoir d\u00e9truit leurs maisons. Au 30 septembre, la Cour de justice de la CEDEAO a suspendu toutes les poursuites judiciaires existantes avec le pays en raison du coup d\u2019\u00c9tat d\u2019\u00c9tat. Le gouvernement n\u2019a fait aucun effort pour prot\u00e9ger, aider, r\u00e9installer ou int\u00e9grer ces personnes d\u00e9plac\u00e9es dans d\u2019autres domaines.<\/p>\n<ol>\n<li><strong>L\u2019ARBITRAIRE OU L\u2019ING\u00c9RENCE ILL\u00c9GALE AVEC LA VIE PRIV\u00c9E, LA FAMILLE, LA MAISON OU LA CORRESPONDANCE<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>La Constitution et la loi interdisent de telles actions, mais la police aurait ignor\u00e9 les proc\u00e9dures juridiques dans la poursuite de suspects criminels, y compris lorsqu\u2019elle a servi leurs int\u00e9r\u00eats personnels. Les autorit\u00e9s ont parfois retir\u00e9 les personnes de leurs foyers sans autorisation l\u00e9gale, vol\u00e9 leurs biens personnels et exigent un paiement pour la lib\u00e9ration de leurs biens.<\/p>\n<p>Le gouvernement a continu\u00e9 d\u2019arr\u00eater ou de punir les membres de la famille pour des d\u00e9lits pr\u00e9sum\u00e9s commis par des parents.<\/p>\n<p>Section 2. Respect des libert\u00e9s civiles<\/p>\n<ol>\n<li><strong>LIBERT\u00c9 D\u2019EXPRESSION, Y COMPRIS POUR LES MEMBRES DE LA PRESSE ET D\u2019AUTRES M\u00c9DIAS<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>La Charte de transition du 27 septembre pr\u00e9voit la libert\u00e9 d\u2019expression, y compris pour les membres de la presse et d\u2019autres m\u00e9dias, et stipule des lois relatives \u00e0 la libert\u00e9 d\u2019expression, qui \u00e9taient en place avant le coup d\u2019\u00c9tat du 5 septembre, resterait en vigueur.<\/p>\n<p>Avant le 5 septembre, la Constitution et la loi pr\u00e9voient la libert\u00e9 d\u2019expression, y compris pour la presse, mais il y avait de multiples rapports d\u2019efforts gouvernementaux pour intimider la presse et limiter la libert\u00e9 de la presse.<\/p>\n<p>Libert\u00e9 d\u2019expression pour les membres de la presse et d\u2019autres m\u00e9dias, y compris les m\u00e9dias en ligne:\u00a0Les m\u00e9dias ind\u00e9pendants et appartenant \u00e0 l\u2019opposition sont actifs et ont g\u00e9n\u00e9ralement exprim\u00e9 une grande vari\u00e9t\u00e9 de vues. Les m\u00e9dias imprim\u00e9s ont une port\u00e9e limit\u00e9e. La radio est rest\u00e9e la source la plus importante pour le public, et de nombreuses stations priv\u00e9es diffus\u00e9es dans tout le pays. Les \u00e9missions d\u2019appel radio FM \u00e9taient populaires et permettaient aux citoyens d\u2019exprimer un large m\u00e9contentement avec le gouvernement. Une augmentation des sites d\u2019information en ligne refl\u00e8te la demande croissante de vues divergentes. N\u00e9anmoins, les all\u00e9gations contre ou les critiques du gouvernement Conde pourraient entra\u00eener des repr\u00e9sailles gouvernementales, y compris des suspensions, des amendes et des arrestations. Le CNRD aurait pris des repr\u00e9sailles contre un m\u00e9dia qui \u00e9tait affili\u00e9 \u00e0 l\u2019ancien pr\u00e9sident Conde.<\/p>\n<p>Violence et harc\u00e8lement:\u00a0Il y a eu des rapports d\u2019arrestations arbitraires, de harc\u00e8lement et d\u2019intimidation des journalistes par les fonctionnaires du gouvernement Conde et les autorit\u00e9s de transition du CNRD.<\/p>\n<p>Le 18 juillet, la police a arr\u00eat\u00e9 le journaliste Habib Marouane Kamara \u00e0 Conakry et l\u2019a emmen\u00e9 au bureau du Directeur de la police judiciaire o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9 pendant plusieurs heures. Selon son avocat, Kamara a \u00e9t\u00e9 poursuivi pour diffamation et chantage \u00e0 la suite d\u2019une plainte du nouveau directeur de la Compagnie d\u2019eau de Guin\u00e9e. Kamara a d\u00e9j\u00e0 critiqu\u00e9 les nominations des cadres de l\u2019entreprise d\u2019eau, y compris la femme du PDG\u2019, sur sa page Facebook. L\u2019Union des professionnels de la presse priv\u00e9e a d\u00e9nonc\u00e9 son arrestation et l\u2019absence d\u2019une convocation judiciaire. Les autorit\u00e9s ont lib\u00e9r\u00e9 Kamara apr\u00e8s deux nuits en garde \u00e0 vue.<\/p>\n<p>Le 9 octobre, les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont attaqu\u00e9 le complexe de<em>Djoma<\/em>un m\u00e9dia priv\u00e9 avec des liens rapport\u00e9s avec l\u2019ancien pr\u00e9sident Conde. Les militaires ont affirm\u00e9 qu\u2019ils cherchaient des v\u00e9hicules gouvernementaux manquants, bien qu\u2019ils n\u2019aient pas de mandat pour entrer dans le complexe. Les armes ont \u00e9clat\u00e9 sur les lieux, blessant deux personnes, apr\u00e8s<em>Djoma\u00a0Mdia<\/em>Les gardes de s\u00e9curit\u00e9 ont refus\u00e9 d\u2019accorder l\u2019acc\u00e8s.<\/p>\n<p>Censure ou restrictions contenues:\u00a0Le gouvernement Conde a p\u00e9nalis\u00e9 les m\u00e9dias et les journalistes qui ont diffus\u00e9 des articles critiquant les fonctionnaires du gouvernement et leurs actions. Certains journalistes ont accus\u00e9 les fonctionnaires d\u2019avoir tent\u00e9 d\u2019influencer le ton de leur rapport.<\/p>\n<p>Il y a \u00e9galement eu des rapports de la CNRD qui ont emp\u00each\u00e9 les journalistes de couvrir certaines r\u00e9unions gouvernementales de transition et de geler les avoirs de la Commission de la Commission europ\u00e9enne.<em>Djoma<\/em>un m\u00e9dia li\u00e9 \u00e0 l\u2019ancien pr\u00e9sident Conde. Selon les sources m\u00e9diatiques, les comptes bancaires ont \u00e9t\u00e9 gel\u00e9s en raison de mouvements d\u2019argent injustifi\u00e9s.<em>Djoma<\/em>Le fondateur, Kabinet Sylla (connu sous le nom de Bill Gates), \u00e9tait un ancien fonctionnaire du gouvernement et confiant de l\u2019ancien pr\u00e9sident Conde. \u00c0 la fin de l\u2019ann\u00e9e, les comptes sont rest\u00e9s inaccessibles.<\/p>\n<p>Le 8 octobre, selon Reporters Sans Borders, les autorit\u00e9s du CNRD ont restreint plusieurs cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision priv\u00e9es de filmer le Premier ministre Mohamed Beagovui en c\u00e9r\u00e9monie de jure en cours. La Guin\u00e9e de Radio Television de la t\u00e9l\u00e9vision de l\u2019\u00c9tat \u00e9tait souvent la seule sortie m\u00e9diatique invit\u00e9e \u00e0 couvrir les r\u00e9unions du gouvernement Conde; elle est rest\u00e9e la seule plateforme d\u2019annonces officielles du CNRD.<\/p>\n<p>Lois de la diffamation\/diffamation:\u00a0La Libee contre le chef de l\u2019\u00c9tat, la calomnie et les fausses rapports sont des d\u00e9lits criminels soumis \u00e0 une peine d\u2019emprisonnement jusqu\u2019\u00e0 cinq ans et \u00e0 des amendes lourdes. CondConde les fonctionnaires ont utilis\u00e9 ces lois pour harceler les dirigeants de l\u2019opposition et les journalistes. Les journalistes ont pr\u00e9sum\u00e9 que les poursuites en diffamation ont cibl\u00e9 des personnes critiques \u00e0 l\u2019\u00e9gard du gouvernement pour faire taire la dissident.<\/p>\n<p>Le 4 f\u00e9vrier, un tribunal de Conakry a condamn\u00e9 le journaliste sportif Ibrahima Sadio Bah \u00e0 six mois de prison et \u00e0 une amende mon\u00e9taire pour avoir diffamin\u00e9 Mamadou Antonio Souare, le pr\u00e9sident de la f\u00e9d\u00e9ration nationale de football.<\/p>\n<p>Le 27 f\u00e9vrier, les autorit\u00e9s ont arr\u00eat\u00e9 et arr\u00eat\u00e9 journaliste sportif et historien Amadou Dioulde Diallo pour avoir insult\u00e9 le pr\u00e9sident Conde lors d\u2019une \u00e9mission de radio. Les journalistes sans fronti\u00e8res, les associations de presse locales et l\u2019Organisation Guin\u00e9enne pour la d\u00e9fense des droits de l\u2019homme ont exprim\u00e9 leur inqui\u00e9tude \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019arrestation et d\u00e9nonc\u00e9 son emprisonnement, affirmant qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une violation de la loi sur la libert\u00e9 de la presse. Le 19 mai, un tribunal l\u2019a condamn\u00e9 \u00e0 une amende substantielle et l\u2019a lib\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>En janvier, trois journalistes d\u00e9tenus depuis 2018 par la station de radio priv\u00e9e Nostalgie FM, ont \u00e9t\u00e9 poursuivis pour diffamation, d\u00e9nonciation calomnieuse et insultes. Les journalistes ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s le 13 \u00e0 deux mois d\u2019emprisonnement avec sursis et une amende. Lors d\u2019un \u00e9pisode de leur \u00e9mission de radio de 2018<em>Afrique 2025<\/em>un ancien enseignant de l\u2019\u00e9cole dipl\u00f4m\u00e9e Saint Joseph de Cliny a appel\u00e9 \u00e0 d\u00e9noncer les conditions de travail \u00e0 l\u2019\u00e9cole. En r\u00e9ponse, le directeur de l\u2019\u00e9cole a d\u00e9pos\u00e9 une plainte contre les journalistes qui ont accueilli la diffusion. L\u2019avocat des journalistes de l\u2019ann\u00e9e a annonc\u00e9 qu\u2019ils allaient faire appel de la d\u00e9cision. En d\u00e9cembre, l\u2019appel \u00e9tait en cours aupr\u00e8s de la Cour d\u2019appel de Conakry. Plusieurs associations de presse locales ont publi\u00e9 une d\u00e9claration de presse annon\u00e7ant leur soutien aux journalistes et ont pr\u00e9conis\u00e9 l\u2019annulation de leur peine. Le 15 janvier, l\u2019Union des professionnels de la presse priv\u00e9e a tenu un si\u00e8ge au tribunal pour d\u00e9noncer la d\u00e9cision.<\/p>\n<p>En d\u00e9cembre 2020, la ministre de l\u2019\u00c9ducation technique et de la formation professionnelle Zenab Nabaya a poursuivi en justice les trois journalistes pour diffamation pour avoir publi\u00e9 une histoire qui l\u2019impliquait dans le d\u00e9tournement d\u2019environ 219 milliards de francs guin\u00e9ens (GNF) ($22,3 millions de dollars) dans des fonds publics en tant que ministre et dans les anciens postes de directeur des finances dans les minist\u00e8res de la sant\u00e9 et de l\u2019agriculture. Le ministre a retir\u00e9 l\u2019action en f\u00e9vrier apr\u00e8s que le tribunal ait d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019il ne pouvait pas proc\u00e9der \u00e0 l\u2019affaire alors qu\u2019il y avait une enqu\u00eate en cours sur les all\u00e9gations de d\u00e9tournement de fonds (voir section 4, corruption et manque de transparence au sein du gouvernement).<\/p>\n<p>S\u00e9curit\u00e9 nationale:\u00a0Les autorit\u00e9s utilisent la loi pour punir les journalistes et les cadres dans les m\u00e9dias critiques du gouvernement.<\/p>\n<p>En novembre 2020, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenu pendant trois semaines, le blogueur pro-opposition Guin\u00e9enne-canadienne Mamady Conde (alias Madic 100 Frontieres) a \u00e9t\u00e9 accus\u00e9 de diffamation, de menaces, de x\u00e9nophobie, d\u2019incitation \u00e0 une r\u00e9volte et de nuire aux int\u00e9r\u00eats fondamentaux de l\u2019\u00c9tat. Il a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 le 8 f\u00e9vrier et condamn\u00e9 \u00e0 cinq ans de prison et a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 pour avoir t\u00e9l\u00e9charg\u00e9 et diffus\u00e9 des messages, des photos, des dessins de nature raciste, de x\u00e9nophobie, de la menace, de la violence et des insultes par le biais d\u2019un syst\u00e8me informatique. Ensuite, le pr\u00e9sident Conde a pardonn\u00e9 \u00e0 Mamady Conde en plus de trois autres membres de l\u2019opposition de haut niveau en juillet apr\u00e8s les quatre lettres de contrition \u00e9crites \u00e0 la recherche de la cl\u00e9mence.<\/p>\n<p><strong>Libert\u00e9 d\u2019internet<\/strong><\/p>\n<p>Le gouvernement Conde a restreint et perturb\u00e9 l\u2019acc\u00e8s \u00e0 Internet. Il ne censure pas le contenu en ligne et il n\u2019y a pas eu de rapports cr\u00e9dibles par le gouvernement qui a suivi les communications priv\u00e9es en ligne sans autorit\u00e9 juridique appropri\u00e9e. Toutefois, le gouvernement Conde a surveill\u00e9 les plateformes des m\u00e9dias sociaux et exploit\u00e9 la loi pour punir les journalistes pour avoir publi\u00e9 ou partager des informations critiques du gouvernement.<\/p>\n<p>Libert\u00e9 acad\u00e9mique et \u00e9v\u00e8nements culturels<\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas eu de rapports sur les restrictions gouvernementales sur la libert\u00e9 acad\u00e9mique.<\/p>\n<ol>\n<li><strong>LES LIBERT\u00c9S DE L\u2019ASSEMBL\u00c9E ET DE L\u2019ASSOCIATION PACIFIQUES<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>La Charte de transition et la loi pr\u00e9voient la libert\u00e9 d\u2019assembl\u00e9e et d\u2019association pacifiques, tout comme la Constitution avant sa suspension le 5 septembre.<\/p>\n<p>Libert\u00e9 d\u2019Assembl\u00e9e pacifique<\/p>\n<p>La Charte de transition et la Constitution pr\u00e9c\u00e9dente pr\u00e9voient la libert\u00e9 d\u2019assembl\u00e9e et d\u2019association pacifiques, mais le gouvernement Conde et le CNRD ont restreint ce droit, principalement pour att\u00e9nuer l\u2019\u00e9tendue de la COVID-19. La loi interdit toute r\u00e9union qui a un caract\u00e8re ethnique ou racial ou toute r\u00e9union \u2013 dont la nature menace l\u2019unit\u00e9 nationale. Avant le 5 septembre, le gouvernement a besoin d\u2019une notification d\u2019avance de 72 heures pour les r\u00e9unification publique. La loi autorise l\u2019interdiction de manifestations ou de r\u00e9unions si les autorit\u00e9s locales estiment que l\u2019\u00e9v\u00e9nement constitue une menace pour l\u2019ordre public. Les autorit\u00e9s peuvent rendre des organisateurs d\u2019\u00e9v\u00e9nements p\u00e9nalement responsables en cas de violence ou de destruction de biens. La loi punit quiconque entrave le droit de manifester \u00e0 une peine d\u2019emprisonnement d\u2019un \u00e0 six mois et d\u2019une amende substantielle.<\/p>\n<p>Le CNRD a utilis\u00e9 des restrictions pr\u00e9c\u00e9dentes COVID-19 pour limiter les r\u00e9unions publiques non non autoris\u00e9es. Bien que le CNRD ait permis des marches c\u00e9l\u00e9braires montrant son soutien au colonel Doumbouya, le 11 septembre, le CNRD a interdit toutes les marches et toutes les manifestations sur des raisons de sant\u00e9 publique. Le CNRD a fermement condamn\u00e9 un Front national pour la d\u00e9fense de la Constitution (FNDC) a \u00e9t\u00e9 men\u00e9 par l\u2019a\u00e9roport international de Conakry au Circle de Bambeto le 18 septembre, se f\u00e9licitant du retour du chef de la FNDC en exil Sekou Koundouno. Aucune violence n\u2019a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9e pendant la marche.<\/p>\n<p>Avant le 5 septembre, les grandes manifestations ont \u00e9t\u00e9 typiquement confront\u00e9es \u00e0 une r\u00e9ponse lourde de la part des forces de s\u00e9curit\u00e9, y compris les arrestations arbitraires, les gaz lacrymog\u00e8nes et l\u2019utilisation excessive de la force. Depuis le 5 septembre, les interactions de la force de s\u00e9curit\u00e9 avec les manifestants ont \u00e9t\u00e9 plus limit\u00e9es.<\/p>\n<p>Le 11 d\u00e9cembre, les partisans de l\u2019ancien pr\u00e9sident Conde se sont rassembl\u00e9s devant leur parti, Rallye du peuple Guin\u00e9en Arc-en-Ciel, si\u00e8ge de Conakry pour exiger sa lib\u00e9ration. Les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont d\u00e9ploy\u00e9 et utilis\u00e9 des gaz lacrymog\u00e8nes pour disperser les manifestants. Les rapports m\u00e9diatiques ont indiqu\u00e9 que huit militants ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s et rel\u00e2ch\u00e9s par la suite le 13 d\u00e9cembre. Les fonctionnaires ont applaudi la r\u00e9ponse des forces de s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 la manifestation non non engag\u00e9e, citant l\u2019adh\u00e9sion aux normes \u00e9tablies et pas de blessures ou de morts. Les dirigeants de la soci\u00e9t\u00e9 civile et autres partis politiques ont d\u00e9nonc\u00e9 la r\u00e9ponse du gouvernement.<\/p>\n<p>Avant le 5 septembre, la d\u00e9cision d\u2019interdire une r\u00e9union ou une manifestation pourrait \u00eatre adress\u00e9e \u00e0 la Cour de premi\u00e8re instance.<\/p>\n<p>Libert\u00e9 d\u2019association<\/p>\n<p>La Charte de transition et la constitution ant\u00e9rieure pr\u00e9voient la libert\u00e9 d\u2019association, et les autorit\u00e9s ont g\u00e9n\u00e9ralement respect\u00e9 cette disposition avant et apr\u00e8s le 5 septembre. Les exigences d\u2019obtenir une reconnaissance officielle des associations publiques, sociales, culturelles, religieuses ou politiques ne sont pas lourdes, bien que les retards bureaucratiques emp\u00eachent parfois l\u2019inscription. (Voir section 3, Parties politiques et participation politique, pour plus d\u2019informations concernant les registrations des partis politiques.)<\/p>\n<ol>\n<li><strong>LIBERT\u00c9 DE RELIGION<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>Voir le minist\u00e8re d\u2019\u00c9tat<em>Rapport sur la libert\u00e9 religieuse internationale<\/em>\u00e0<a href=\"https:\/\/www.state.gov\/religiousfreedomreport\/\">https:\/\/www.state. gov\/religiousfreedomreport\/<\/a>.<\/p>\n<ol>\n<li><strong>LIBERT\u00c9 DE MOUVEMENT ET LE DROIT DE QUITTER LE PAYS<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>La Charte de transition et la constitution autorisent la libert\u00e9 de circulation interne, les voyages \u00e9trangers, l\u2019\u00e9migration et le rapatriement, mais le gouvernement a parfois restreint ces droits.<\/p>\n<p>Mouvement de l\u2019int\u00e9rieur du pays:\u00a0Le gouvernement demande \u00e0 tous les citoyens de plus de 18 ans de porter des cartes d\u2019identification nationales, qu\u2019ils doivent pr\u00e9senter \u00e0 la demande aux points de contr\u00f4le de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p>La police et les gendarmes ont r\u00e9guli\u00e8rement \u00e9tabli des points de contr\u00f4le al\u00e9atoires o\u00f9 ils ont syst\u00e9matiquement demand\u00e9 aux conducteurs de payer des p\u00e9ages ou d\u2019autres frais ill\u00e9gaux. La police et les gendarmes ont parfois vol\u00e9 et battu les voyageurs \u00e0 ces postes de contr\u00f4le et les menacent parfois de mort. En ao\u00fbt, dans le cadre des mesures gouvernementales visant \u00e0 fournir des all\u00e9gements financiers aux conducteurs confront\u00e9s \u00e0 des prix plus \u00e9lev\u00e9s du carburant, le ministre de la s\u00e9curit\u00e9 a annonc\u00e9 l\u2019interdiction formelle de tout agent de l\u2019ordre d\u2019extorsion des conducteurs et d\u2019autres transporteurs, notant que les agents de police qui ont \u00e9rig\u00e9 des points de contr\u00f4le non autoris\u00e9s seraient sanctionn\u00e9s. Le ministre a \u00e9galement annonc\u00e9 la r\u00e9duction du nombre total de points de contr\u00f4le officiels dans tout le pays.<\/p>\n<p>Dans le cadre de l\u2019\u00e9tat d\u2019urgence de sant\u00e9, les voyageurs ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 pr\u00e9senter un certificat de test ou de vaccination COVID-19. Certains voyageurs ont signal\u00e9 qu\u2019ils \u00e9taient oblig\u00e9s de payer une amende ou un p\u00e9age s\u2019ils n\u2019avaient pas d\u2019un test ou de certificat n\u00e9gatif. L\u2019\u00e9tat d\u2019urgence de sant\u00e9 est rest\u00e9 en vigueur \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Voyages \u00e9trangers:\u00a0\u00c0 la suite du coup d\u2019\u00c9tat du 5 septembre, les autorit\u00e9s du CNRD ont interdit l\u2019ancien pr\u00e9sident Conde et ses anciens fonctionnaires du cabinet de voyager \u00e9trangers. Le CNRD a demand\u00e9 aux anciens hauts fonctionnaires de la remise de leurs documents de voyage personnels et officiels.<\/p>\n<p>Avant le 5 septembre, le gouvernement Conde a interdit \u00e0 de nombreux membres du parti d\u2019opposition et citoyens priv\u00e9s de voyager. \u00c0 la suite de l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle d\u2019octobre 2020, le gouvernement Conde a emp\u00each\u00e9 l\u2019Union de l\u2019opposition des forces d\u00e9mocratiques du parti Guin\u00e9e au pr\u00e9sident du parti de la Guin\u00e9e, la pr\u00e9sidente de Dalein Diallo, sa femme et le vice-pr\u00e9sident du parti Fode Oussou Fotana de quitter le pays. Le gouvernement a \u00e9galement emp\u00each\u00e9 plusieurs autres membres de l\u2019opposition, dont l\u2019Union des Forces r\u00e9publicaines, le pr\u00e9sident Sidya Toure et le chef d\u2019\u00e9tat-major Mohamed Tall, et la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration pour le pr\u00e9sident du parti de la R\u00e9publique Abe Sylla, et d\u2019autres qui se sont exprim\u00e9s contre le Pr\u00e9sident Conde de quitter le pays, m\u00eame dans des cas o\u00f9 les voyages sont n\u00e9cessaires pour des soins m\u00e9dicaux.<\/p>\n<ol>\n<li><strong>STATUS ET TRAITEMENT DES PERSONNES D\u00c9PLAC\u00c9ES INTERNEMENT<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>Pas applicable.<\/p>\n<ol>\n<li><strong>PROTECTION DES R\u00c9FUGI\u00c9S<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>Le gouvernement a coop\u00e9r\u00e9 avec le Haut-Commissaire des Nations Unies aux r\u00e9fugi\u00e9s (UNHCR) et d\u2019autres organisations humanitaires dans la protection et l\u2019assistance aux r\u00e9fugi\u00e9s, le retour des r\u00e9fugi\u00e9s ou des demandeurs d\u2019asile, ainsi que d\u2019autres personnes concern\u00e9es.<\/p>\n<p>Acc\u00e8s \u00e0 l\u2019asile:\u00a0La Charte de transition et les lois pr\u00e9voient l\u2019octroi d\u2019asile ou de statut de r\u00e9fugi\u00e9, et le gouvernement a mis en place un syst\u00e8me de protection aux r\u00e9fugi\u00e9s. La loi sur le droit d\u2019asile et la protection des r\u00e9fugi\u00e9s dispose de la protection des individus contre la expulsion.<\/p>\n<p>Solutions durables:\u00a0Il existe des proc\u00e9dures de rapatriement et permettent aux r\u00e9fugi\u00e9s de choisir un rapatriement volontaire. Les rapatriements volontaires, pr\u00e9c\u00e9demment suspendus en raison de COVID-19, ont repris. Les r\u00e9fugi\u00e9s ivoiriens ont compos\u00e9 la majorit\u00e9 des rapatriements volontaires au cours de l\u2019ann\u00e9e. Selon les donn\u00e9es du HCR, \u00e0 partir du 7 d\u00e9cembre, 23 r\u00e9fugi\u00e9s d\u00e9sign\u00e9s par le HCR ont \u00e9t\u00e9 rapatri\u00e9s, tandis que 8,622 rapatri\u00e9s et autres personnes d\u2019origine ont \u00e9t\u00e9 volontairement rapatri\u00e9es dans leur pays d\u2019origine.<\/p>\n<ol>\n<li><strong>APATRIDES<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>Il y avait quelques centaines de personnes en fait apatrides, dont la plupart venaient de Sierra Leone. Ces personnes ne remplissent aucun des crit\u00e8res de citoyennet\u00e9. Selon le HCR, ces personnes n\u2019ont demand\u00e9 ni rapatriement ni int\u00e9gration locale. Le gouvernement ne peut pas fournir d\u2019informations sur les apatrides en raison d\u2019un manque d\u2019activit\u00e9s d\u2019identification.<\/p>\n<p><strong>Section 3. Libert\u00e9 de participer au processus politique<\/strong><\/p>\n<p>Avant le 5 septembre, la Constitution et la loi ont donn\u00e9 aux citoyens la capacit\u00e9 de choisir leur gouvernement lors d\u2019\u00e9lections p\u00e9riodiques libres et \u00e9quitables qui ont \u00e9t\u00e9 organis\u00e9es par un scrutin secret et sur la base du suffrage universel et \u00e9gal, mais le gouvernement Conde et les autorit\u00e9s de transition du CNRD ont abrit\u00e9 ce droit. La Charte de transition demande des \u00e9lections locales et nationales libres et \u00e9quitables apr\u00e8s la cr\u00e9ation du Conseil national de transition pour d\u00e9terminer l\u2019heure des \u00e9lections et r\u00e9diger la constitution. En d\u00e9cembre, le conseil n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 form\u00e9. Le 5 septembre, le colonel Mamadi Doumbouya et les forces sp\u00e9ciales militaires ont arr\u00eat\u00e9 le Pr\u00e9sident Alpha Conde et saisi le pouvoir par un coup d\u2019\u00c9tat.<\/p>\n<p>\u00c9LECTIONS ET PARTICIPATION POLITIQUE<\/p>\n<p>\u00c9lections r\u00e9centes:\u00a0\u00c0 la suite de l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle d\u2019octobre 2020, et un d\u00e9fi juridique infructueux du candidat pr\u00e9sidentiel de l\u2019opposition, C\u00e9line Dalein Diallo, en novembre 2020, la Cour constitutionnelle a certifi\u00e9 que le pr\u00e9sident Conde a remport\u00e9 la r\u00e9\u00e9lection avec 59,5% du vote. Diallo a revendiqu\u00e9 la victoire et a demand\u00e9 \u00e0 ses partisans de protester contre les r\u00e9sultats des \u00e9lections. Les forces de s\u00e9curit\u00e9 gouvernementales ont dispers\u00e9 violemment les manifestants et encercl\u00e9 la maison de Diallo\\8217.<\/p>\n<p>Bien que le jour des \u00e9lections se soit d\u00e9roul\u00e9e relativement doucement, les observateurs internationaux et domestiques ont soulev\u00e9 des inqui\u00e9tudes concernant les probl\u00e8mes de roulement des \u00e9lecteurs non r\u00e9solus, la violence g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e et post\u00e9lectorale, les restrictions \u00e0 la libert\u00e9 d\u2019assembl\u00e9e, le manque de transparence dans la tabulation des votes, le transport de vote incertain et les incoh\u00e9rences entre les r\u00e9sultats annonc\u00e9s et les r\u00e9sultats de la feuille de vote.<\/p>\n<p>Le nombre de personnes bless\u00e9es et tu\u00e9es au cours de la violence pr\u00e9-et post\u00e9lectorale a \u00e9t\u00e9 largement contest\u00e9 entre le gouvernement et les groupes d\u2019opposition. Les fonctionnaires ont affirm\u00e9 qu\u2019au moins 50 personnes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es, tandis que l\u2019opposition a publi\u00e9 une liste de 46 personnes tu\u00e9es et qu\u2019au moins 200 personnes ont \u00e9t\u00e9 bless\u00e9es pendant la violence. Amnesty International a signal\u00e9 400 arrestations arbitraires \u00e0 l\u2019encontre des opposants et des membres de la soci\u00e9t\u00e9 civile apr\u00e8s l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle.<\/p>\n<p>Parties politiques et participation politique:\u00a0Il n\u2019y a pas de restrictions officielles \u00e0 la formation des partis politiques au-del\u00e0 des exigences d\u2019inscription. Les parties ne peuvent pas repr\u00e9senter une seule r\u00e9gion ou l\u2019ethnie. Dans certains cas, le gouvernement Conde a retard\u00e9 l\u2019inscription des partis d\u2019opposition. Au 5 septembre, le gouvernement a continu\u00e9 de refuser l\u2019accr\u00e9ditation au Bloc pour le changement en Guin\u00e9e, malgr\u00e9 une d\u00e9cision de la Cour de justice de la CEDEAO et du Mouvement d\u00e9mocratique lib\u00e9ral, malgr\u00e9 une injonction de la Cour supr\u00eame en janvier pour accr\u00e9diter le parti. Le gouvernement a \u00e9t\u00e9 accus\u00e9 de conditionner les deux parties en l\u2019accr\u00e9ditation sur leur engagement de ne pas s\u2019opposer au gouvernement ou de rejoindre l\u2019opposition politique.<\/p>\n<p>En octobre 2020, le gouvernement a ferm\u00e9 l\u2019Union des Forces d\u00e9mocratiques de Guin\u00e9e au principal bureau de parti politique \u00e0 Conakry sur le terrain de la sant\u00e9 publique de COVID-19 et de la s\u00e9curit\u00e9 nationale, emp\u00eachant le parti d\u2019utiliser l\u2019espace pour les r\u00e9unions et les assembl\u00e9es. La partie a fait appel aux tribunaux pour rouvrir leur bureau, mais leurs appels ont \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9s. Le CNRD a rouvert les locaux le 6 septembre.<\/p>\n<p>PARTICIPATION DES FEMMES ET DES MEMBRES DES GROUPES MINORITAIRES:<\/p>\n<p>Aucune loi ne limite la participation des femmes ou des membres de groupes minoritaires dans le processus politique et ils ont particip\u00e9. Les observateurs ont toutefois not\u00e9 qu\u2019il y avait des contraintes culturelles \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la participation politique des femmes, d\u00e9montr\u00e9 par le faible taux de femmes occupant des positions politiques ou gouvernementales influentes. Les \u00e9lections pr\u00e9sidentielles d\u2019octobre 2020 ont vu deux femmes se pr\u00e9senter au poste. La participation politique des personnes lesbiennes, gay, bisexuelles, transgender, quequequeur et intersexuels (LGBTQI+) n\u2019existe pas en raison de la stigmatisation culturelle et des tabous qui ont fait cacher leur statut aux personnes LGBTQI+ . Les femmes occupaient six postes de cabinet sur les 26 postes de transition au sein du gouvernement de transition form\u00e9 apr\u00e8s le 5 septembre. La Charte de transition stipule que 30% de l\u2019ensemble des si\u00e8ges du Conseil national de transition doivent \u00eatre remplis par les femmes. Au 7 d\u00e9cembre, le Conseil national de transition n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 form\u00e9.<\/p>\n<p>Avant le 5 septembre, 11 des 36 postes de cabinet \u00e9taient d\u00e9tenus par des femmes. \u00c0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale, 17 sur 114 si\u00e8ges ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenus par des femmes. Avant les \u00e9lections l\u00e9gislatives de mars 2020, les femmes ont tenu 25 sur 114 si\u00e8ges \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale. La loi exige que les femmes constituent 50% d\u2019une liste candidate pour chaque parti pour des postes \u00e9lectoraux. La loi s\u2019applique aux \u00e9lections nationales et locales, ainsi qu\u2019aux postes \u00e9lus dans les institutions publiques.<\/p>\n<p>Section 4. Corruption et manque de transparence au sein du gouvernement<\/p>\n<p>La loi pr\u00e9voit des sanctions p\u00e9nales pour corruption, mais le gouvernement n\u2019a pas appliqu\u00e9 la loi efficacement. Il y a eu de multiples all\u00e9gations au cours de l\u2019ann\u00e9e de pratiques corrompues de la part des fonctionnaires qui sont rest\u00e9es impunies.<\/p>\n<p>Corruption:\u00a0Les autorit\u00e9s de l\u2019administration Conde ont poursuivi tr\u00e8s peu d\u2019affaires, et encore moins ont abouti \u00e0 des condamnations. Les all\u00e9gations de corruption rangaient des fonctionnaires de bas niveau et des gestionnaires d\u2019entreprises d\u2019\u00c9tat aux ministres et \u00e0 la pr\u00e9sidence. Les fonctionnaires auraient d\u00e9tourn\u00e9 des fonds publics pour des raisons priv\u00e9es ou pour des usages publics ill\u00e9gaux, tels que l\u2019achat de v\u00e9hicules co\u00fbteux pour les travailleurs du gouvernement. Les ventes fonci\u00e8res et les contrats d\u2019affaires manquent g\u00e9n\u00e9ralement de transparence. Les chefs d\u2019entreprise affirment que les proc\u00e9dures r\u00e9glementaires \u00e9taient opaques et facilitaient la corruption.<\/p>\n<p>En novembre 2020, plusieurs sources de m\u00e9dias locaux ont publi\u00e9 une histoire impliquant le ministre de l\u2019\u00c9ducation technique et de la formation professionnelle, Zenab Nabaya, dans le d\u00e9tournement d\u2019environ 219 milliards de dollars (22,3 millions de dollars) en tant que ministre et tout en tant que directeur des finances dans les minist\u00e8res de la sant\u00e9 et de l\u2019agriculture. Selon les m\u00e9dias, Drame \u00e9tait responsable d\u2019environ 100 milliards de dollars (10,2 millions de dollars) en d\u00e9penses injustifi\u00e9es au cours de son mandat en tant que directrice du minist\u00e8re de la Sant\u00e9; elle aurait d\u00e9tourn\u00e9 56 milliards de dollars du GNF (5,71 millions de dollars) pendant son temps au minist\u00e8re de l\u2019Agriculture; alors qu\u2019en tant que ministre de l\u2019\u00c9ducation technique et de la formation professionnelle, elle aurait siphonn\u00e9 35 milliards de dollars du GNF (3,57 millions de dollars) d\u2019un programme de dollars d\u2019un programme de dollars d\u2019un programme pour construire de dollars du P\u00e2nes de dollars de dollars de la formation professionnelle de dollars de dollars de dollars de la formation professionnelle et de la formation professionnelle et de la formation professionnelle et de la formation professionnelle de la formation professionnelle). n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 construits et surcharg\u00e9s 28 milliards de GNF (2,86 millions de dollars) pour administrer les examens scolaires \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale. Le drame a poursuivi les journalistes pour diffamation, mais a abandonn\u00e9 son costume en f\u00e9vrier \u00e0 cause de l\u2019enqu\u00eate sur la corruption, qui \u00e9tait en cours \u00e0 partir de d\u00e9cembre (voir section 2. a., Laws Libel\/Calandre). En janvier, les autorit\u00e9s ont annonc\u00e9 que la Cour de premi\u00e8re instance de Kaloum entendrait l\u2019affaire de corruption, mais les poursuites judiciaires n\u2019ont pas progress\u00e9 avant le coup d\u2019\u00c9tat du 5 septembre.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans son rapport, le d\u00e9partement d\u2019\u00c9tat am\u00e9ricain n\u2019est pas pass\u00e9 du dos de la cuill\u00e8re pour dresser un triste bilan en ce qui concerne les arrestations arbitraires, mauvaises conditions dans les prisons, en gros les dysfonctionnements en mati\u00e8re de violations manifeste des droits de l\u2019homme. R\u00c9SUM\u00c9 EX\u00c9CUTIF La Guin\u00e9e \u00e9tait une r\u00e9publique d\u00e9mocratique constitutionnelle jusqu\u2019au [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":15420,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[4,5],"tags":[],"class_list":["post-15419","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actu","category-politique"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/liberationinfo.com\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/file7fjfu4g4yyt8ewpvoer.jpg?fit=1400%2C933&ssl=1","jetpack-related-posts":[],"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/liberationinfo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15419","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/liberationinfo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/liberationinfo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/liberationinfo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/liberationinfo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15419"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/liberationinfo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15419\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/liberationinfo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15420"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/liberationinfo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15419"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/liberationinfo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15419"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/liberationinfo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15419"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}