Le Collectif des avocats de Dr Mohamed Diané souhaite porter à la connaissance de l’opinion
publique, avec le souci constant de respecter le cadre légal et les décisions de justice, que leur
client a interjeté appel du jugement rendu par la chambre de jugement de la Cour de Répression
des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), le condamnant notamment pour
détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux.
Ce jugement, bien que revêtu de l’exécution provisoire, est actuellement déféré à la chambre
des appels de la CRIEF, devant laquelle une procédure est en cours. Dans le cadre de cette
instance, notre mission de défense, dans le respect du contradictoire et des droits de la défense, consiste à contester à la fois les infractions reprochées à notre client et l’attribution à ce dernier de plusieurs biens immobiliers visés dans la décision de première instance.
Il est important de relever que, depuis l’ouverture de la procédure d’appel, plusieurs tiers ont
saisi la juridiction compétente pour revendiquer la propriété de certains desdits biens. Ces démarches, étayées par des documents probants, font apparaître que la majorité des biens
concernés (estimée à plus de 80 %) n’appartiendrait pas à Dr Mohamed Diané.
Dans ce contexte, le Collectif des avocats tient à exprimer ses vives préoccupations face à la
mise en vente de ces biens par l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et
confisqués (AGRAS), alors que la procédure d’appel est en cours et que la propriété des biens
en cause demeure sérieusement contestée.
Nous tenons à rappeler, en notre qualité de conseil, que toute cession intervenue dans ce contexte incertain est de nature à exposer ses bénéficiaires à un risque juridique réel, tant sur le fondement d’actions en revendication de propriété que sur celui de contestations postérieures
en nullité de vente.
Nous invitons, en toute loyauté et prudence, l’ensemble des acteurs concernés acquéreurs
potentiels, autorités administratives, notaires et tiers de bonne foi à prendre acte de cette
insécurité juridique manifeste et à faire preuve de retenue dans toute opération d’acquisition
portant sur des biens litigieux.
Confiants dans l’autorité de la justice et le bon déroulement de la procédure d’appel, nous
demeurons mobilisés dans l’exercice loyal et indépendant de notre mission de défense, dans le
strict respect de l’éthique et des principes fondamentaux de la profession d’avocat.
Fait à Conakry, le 22 mai 2025.
Pour le Collectif des Avocats de Dr Mohamed Diané
Maitre Almamy Samory TRAORÉ ‘‘AST’’
Maitre Sekou KOUNDIANO
Maitre Sidiki BÉRÉTÉ












