Le remaniement ministériel est désormais derrière nous. La page est tournée, du moins pour le moment. Le Président de la République tient à présent son gouvernement, composé de 29 ministres et secrétaires généraux.

Mais bien avant la formation du nouveau gouvernement, l’ampleur des agitations était perceptible. En cause, des rumeurs qui laissaient croire que le Président élu avait averti que plusieurs ministres sortants de l’équipe démissionnaire dirigée par Bah Oury allaient devoir aller planter leurs choux ailleurs. Autrement dit, ils étaient nombreux à ne pas être reconduits. S’en est suivie une véritable ruée vers les postes dits stratégiques, au rang desquels figurait le très convoité ministère des Mines et de la Géologie.

Mais pour une opinion publique avertie et sensée, une chose apparaissait clairement : les Mines n’étaient pas à prendre par n’importe qui. Malgré l’attrait évident de ce département — pour des raisons que chacun connaît — aucun prétendant ne semblait en mesure de concurrencer Bouna Sylla, qui trônait à la tête de ce ministère jusqu’à la démission du gouvernement.

« On ne peut pas retirer plus de 300 permis, y compris celui de GAC, ce mastodonte longtemps resté intouchable malgré une convention pourtant régulièrement mise en cause par les autorités, lancer la construction de deux raffineries, et ne pas être reconduit à son poste », confiait à ce propos un ancien ministre. Une appréciation qui résume l’audace et la détermination de Bouna Sylla à assainir un secteur longtemps gangrené.7ji

Le débat sur sa reconduction était donc clos, en attendant l’arbitrage final du Président de la République, lequel s’est montré conforme à cette logique.

La reconduction de Bouna Sylla obéit ainsi à une vision de gestion transparente et efficiente d’un secteur clé de l’économie nationale. Au-delà de son courage et de son engagement dans la lutte contre les prédateurs du secteur minier, il apparaît aujourd’hui comme l’alternative la plus rassurante pour l’ensemble des acteurs.

Ancien conseiller pendant de longues années auprès de plusieurs ministres du département, Bouna Sylla a vu défiler sous ses mains des dossiers stratégiques majeurs ayant contribué à impulser la révolution minière en Guinée. Doté d’un solide background intellectuel et d’un parcours administratif enviable, il dispose sans conteste des atouts nécessaires pour accompagner le Président de la République dans la transformation durable du secteur minier.

Reste désormais à découvrir, la feuille de route du « nouveau » et « ancien » ministre des Mines pour ce nouveau départ.

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