Devant plus de 200 personnes, le M5, mouvement qui a contribué à la chute du président IBK, a organisé à Bamako dimanche son premier meeting d’après le coup d’État du 18 août dernier. Le meeting s’est néanmoins tenu sans la participation ou le soutien de l’imam Mahmoud Dicko qui s’est mis en retrait de cette plateforme.

 

Toujours vent debout contre les militaires qui ont pris le pouvoir et qui ont refusé deco-diriger le pays avec eux, les partis et associations du M5 remobilisent leurs troupes, demandent une rectification et une bonne gouvernance.

Le palais de la Culture de Bamako, lieu du meeting, a été un moment quadrillé par les forces, et les militants du M5 ont hésité au départ à se rendre à la manifestation. Tout est rentré ensuite dans l’ordre, avec 2 heures de retard sur le programme prévu. Les partisans du M5 ont ensuite planté le décor de la rencontre. «C’est une démonstration de force, on veut montrer aux gens que le M5 existe bel et bien», explique un militant.

 

Contre la transition politique en cours, de nombreuses critiques ont été formulées. «Notre deuxième exigence est la réalisation d’audits majeures,a déclaré à la tribune Konimba Sidibé, l’un des responsables du M5. Audit des finances publiques et de la dette intérieure de l’État, audit des institutions de la République, la présidence, l’Assemblée nationale et toutes les autres institutions.»

Le M5 demande également une rectification de la transition et la dissolution du Conseil national de transition, le CNT quijoue un rôle d’organe législatif. Dans la foule présente, des voix se sont également levées pour demander la libération pure et simple de personnalités arrêtées dans le cadre «d’une tentative de déstabilisation de l’État».

 

RFI