La décision de la Guinée d’exiger que tout l’or produit sur son territoire soit raffiné et certifié en Guinée avant son exportation n’est pas une attaque contre les investisseurs. C’est une déclaration de souveraineté économique.
Pendant trop longtemps, l’Afrique a exporté ses matières premières et importé la pauvreté. En raffinant son or sur place, la Guinée crée des emplois, conserve une plus grande part des revenus, renforce la traçabilité, lutte contre la contrebande et accélère son industrialisation.
Soyons clairs : CE N’EST PAS UNE NATIONALISATION, C’EST UN ACTE DE DIGNITÉ NATIONALE.
L’État ne s’approprie pas l’or des sociétés minières. Les entreprises demeurent propriétaires de leur production et de leurs bénéfices. La seule exigence est que la valeur ajoutée soit créée en Guinée avant l’exportation.
La Guinée accueille favorablement les investissements étrangers et en a besoin. Mais l’investissement doit être un partenariat où les investisseurs et le peuple guinéen en tirent tous deux des bénéfices.
Pour assurer le succès de cette politique, la Guinée doit renforcer le contrôle de ses frontières, combattre le trafic d’or, formaliser l’exploitation minière artisanale, garantir que les services de raffinage répondent aux normes internationales et accorder une période de transition raisonnable aux entreprises disposant déjà d’accords de raffinage à l’étranger.
La question est simple :
La Guinée doit-elle continuer à exporter sa richesse brute et à importer la pauvreté, ou doit-elle créer des emplois, des industries et la prospérité sur son propre sol ?
Cette politique ne vise pas à fermer la porte aux investisseurs. Elle vise à ouvrir la porte à la création de valeur en Guinée.
L’or de la Guinée ne doit plus exporter les emplois, l’expertise et la prospérité vers l’étranger pendant que le peuple guinéen demeure pauvre.
(Je suis particulièrement heureux car, lorsque j’ai écrit ce livre il y a deux ans, j’avais déjà identifié la transformation locale de l’or, de la bauxite et des fruits comme la clé pour permettre à la Guinée, à sa jeunesse dynamique, à ses femmes, à ses enfants et aux générations futures de sortir durablement de la pauvreté.)
Dr. David Makongo












