La liberté de la presse connaît un net recul en Guinée, selon le classement mondial 2025 publié par l’ONG Reporters Sans Frontières (RSF). Le pays perd 25 places par rapport à l’année précédente, passant de la 78e à la 103e position sur 180 pays.

Cette dégradation marque une rupture préoccupante, contrastant avec les progrès enregistrés en 2024.

RSF attribue ce recul à un climat de plus en plus hostile à la presse indépendante. L’organisation pointe du doigt les autorités de la transition, issues du coup d’État de septembre 2021, accusées de ne pas avoir respecté leurs engagements en matière de liberté d’expression.

« Le régime de transition n’a pas tenu ses promesses de garantir la liberté de la presse », souligne RSF, qui dénonce une intensification des atteintes aux médias en 2024. Parmi les faits marquants : la censure de plusieurs organes de presse critiques du pouvoir et la disparition inquiétante d’un journaliste, toujours introuvable à ce jour.

Ce classement met en lumière la fragilité de l’environnement médiatique guinéen et relance les appels en faveur d’un respect effectif des droits fondamentaux, condition essentielle à tout processus démocratique.