
Pensée comme un instrument financier commun, cette institution vise à accompagner les priorités stratégiques de l’espace AES, notamment le financement du développement, le soutien aux projets structurants, ainsi que le renforcement de la souveraineté économique des États membres.
Selon les informations communiquées par les autorités confédérales, la Banque de l’AES a pour mission de mobiliser des ressources financières au profit des secteurs jugés prioritaires, tels que les infrastructures, l’agriculture, l’énergie, l’industrialisation et les initiatives économiques à impact social. Elle devra également jouer un rôle d’appui aux politiques économiques communes de la Confédération.

La mise en service de cette banque s’inscrit dans la dynamique plus large de construction institutionnelle de l’AES, après la création d’organes communs dans les domaines de la sécurité, de la diplomatie et de la communication. Les dirigeants de la Confédération présentent cette institution financière comme un levier destiné à réduire la dépendance aux mécanismes financiers extérieurs et à favoriser une meilleure coordination des investissements dans l’espace sahélien.
À terme, la Banque de l’AES devrait travailler en synergie avec les États membres, les acteurs économiques nationaux et, le cas échéant, des partenaires extérieurs, dans le respect des orientations définies par les instances confédérales.

Avec l’entrée en phase opérationnelle de cette institution, la Confédération des États du Sahel poursuit la structuration de ses outils économiques, dans un contexte régional marqué par de profonds changements politiques et stratégiques.
Écrit par: Fatoumata Keita
Similaire












