Sous la présidence de la Ministre du Commerce, de l’Industrie et des PME, Mme Fatima Camara, un protocole d’accord majeur a été signé afin de garantir l’approvisionnement régulier du marché et d’encadrer les prix des denrées de première nécessité.
Ce partenariat stratégique, renouvelé semestriellement, scelle une alliance entre trois piliers de l’économie nationale : la Direction Générale des Douanes (DGD), la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée (CCIAG), et la Direction Nationale du Commerce Intérieur et de la Concurrence (DNCIC). L’objectif est d’instaurer un dialogue permanent entre l’État et les opérateurs économiques pour prévenir toute spéculation. À l’approche du Mois Saint de Ramadan et du Carême chrétien, cette initiative devient une priorité absolue pour le gouvernement.
Lors de son allocution, la Ministre Fatima Camara a souligné que cet accord n’est pas le fruit du hasard, mais d’une analyse rigoureuse des structures de coûts malgré un contexte international instable (fret élevé, fluctuations monétaires).
« L’État ne peut pas regarder le panier de la ménagère se dégrader sans agir. Notre responsabilité est d’anticiper, de réguler et de protéger avec méthode. Ce qui compte, ce n’est pas le chiffre sur un papier, c’est le prix affiché sur les étals. C’est la réalité vécue par les familles. »
La nouvelle structure des prix montre des efforts concrets de la part des autorités et des importateurs : Riz Blanc (25%) de 50 kg initialement vendu à 270 000 gnf se vend désormais à 260 000 gnf, tandis que le sac de 25 kg d’oignon passe de 290 000 gnf à 270 000 gnf. Le sac de riz étuvé de 50 kg est vendu 280 000. Le sac de sucre de 50 kg est vendu à 350 000 gnf, le bidon d’huile de 20 L est vendu 305 000 gnf, le sac de farine de 50 kg se negociera 360 000 gnf. Le carton de poulet entier de 10 kg vendu 295 000 est ajusté 310 000 gnf. Tandis que le carton des cuisses de poulet de 10 kg est ajusté à 220 000 gnf.
Pour la ministre Fatima, les légers ajustements sur la volaille s’expliquent par la hausse des coûts logistiques et de la chaîne du froid, visant à éviter toute rupture de stock.
La Ministre a adressé un message ferme aux opérateurs économiques leur disant qu’aucune rétention de stocks ou manipulation d’étiquettes ne sera tolérée. Pour garantir l’application de ces tarifs, des mécanismes de contrôle seront déployés sur l’ensemble du territoire, de Conakry jusqu’aux régions les plus reculées.
Le gouvernement appelle également les populations à devenir actrices de cette surveillance. Un numéro vert, le 142, est mis à la disposition des citoyens pour signaler tout abus ou non-respect des prix plafonds.
Par cet acte, le département du Commerce réaffirme son rôle de régulateur social, assurant ainsi une transition sereine vers les prochaines célébrations religieuses.
Il est à rappeler que la rencontre s’est tenue lundi, 16 février 2026 au département du commerce et de l’Industrie en présence de plusieurs personnalités.












