Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a officiellement déposé ce jeudi sa déclaration de patrimoine auprès de la Cour suprême, conformément aux exigences constitutionnelles. Un geste hautement symbolique, intervenu cinq jours après son investiture, qui s’inscrit dans une volonté affichée de renforcer la transparence et la redevabilité au sommet de l’État.

Selon un communiqué de la Direction de l’information et de la communication de la présidence de la République (DCI-PRG), cette démarche respecte strictement l’article 60 de la Constitution guinéenne, lequel impose au chef de l’État de déclarer ses biens dans un délai de dix jours suivant son entrée en fonction. Le dépôt effectué le 22 janvier respecte ainsi le calendrier institutionnel prévu par les textes.

Pour la présidence, cet acte traduit l’attachement du chef de l’État à l’État de droit, à la primauté de la Constitution et au fonctionnement régulier des institutions. La déclaration de patrimoine, qui sera conservée par la Cour suprême, est présentée comme un outil central de transparence et de bonne gouvernance, des principes érigés en piliers de la politique de Refondation de l’État.

Au-delà de sa portée institutionnelle, ce geste envoie également un message politique et économique. En donnant l’exemple au sommet de l’appareil d’État, le président entend inciter l’ensemble des responsables publics à se conformer aux obligations constitutionnelles et aux standards éthiques liés à l’exercice de fonctions publiques, dans un contexte où la crédibilité des institutions demeure un enjeu majeur.

La présidence souligne enfin que cette démarche s’inscrit dans une logique plus large de moralisation de la vie publique et de restauration de la confiance entre les gouvernants et les citoyens, conditions jugées essentielles pour asseoir un climat de stabilité institutionnelle et favoriser un environnement économique plus sain et prévisible.

Daouda Yansané