À l’approche du dépôt officiel du dossier de légalisation de la Génération pour la Modernité et le Développement (GMD), le coordinateur national du mouvement, Bah Amadou Oury, est sorti de sa réserve pour clarifier plusieurs zones d’ombre qui alimentaient débats et tensions en interne.
Face à la presse, au siège du directoire national de campagne, le responsable politique a tenu un discours sans détour, rappelant que le statut de membre fondateur ne saurait être confondu avec une promesse d’investiture électorale.
Selon lui, figurer parmi les fondateurs dans le dossier de légalisation relève avant tout d’une reconnaissance morale, et non d’un passe-droit politique. « Être membre fondateur ne signifie en aucun cas être automatiquement candidat. Les deux processus sont distincts », a-t-il martelé.
Priorité au légal, pas aux calculs politiques
Pour le coordinateur national, l’urgence demeure la finalisation du dossier administratif, qui sera transmis au Ministère de l’Administration du Territoire. La question des candidatures, a-t-il précisé, sera traitée ultérieurement, selon des critères clairs et arrêtés au moment opportun.
Ce rappel vise à freiner, dit-il, certaines manœuvres internes observées ces derniers jours. Il a dénoncé des tentatives de constitution de blocs de soutien destinés à influencer les futures décisions du mouvement, jugeant ces pratiques contraires à l’esprit de la GMD.« Il est inutile de se livrer à des tiraillements ou à des mobilisations en coulisses. Cela n’aura aucun impact sur les investitures », a-t-il averti.
Un message ferme contre les dérives de l’ancienne politique
Dans un ton particulièrement ferme, Bah Amadou Oury a rappelé qu’il est l’unique personne mandatée pour procéder au dépôt du dossier de légalisation du mouvement, conformément aux orientations présidentielles. Toute initiative individuelle allant dans un autre sens a été clairement désavouée.
Ironisant sur certaines attitudes jugées opportunistes, il a lancé :« Certains veulent aller plus vite que la lumière »,
avant de comparer ces pratiques à un jeu d’évitement digne de Diego Maradona, en référence à ceux qui chercheraient à contourner les règles établies.
Vers une nouvelle culture politique
Au-delà des mises au point, le coordinateur national a insisté sur la philosophie que la GMD entend promouvoir : une pratique politique fondée sur la rigueur, la transparence et le respect mutuel.
Le statut de membre fondateur, a-t-il rappelé, demeure avant tout honorifique. Il vise à saluer l’engagement de celles et ceux qui ont œuvré, parfois dans l’ombre, à la structuration du mouvement. Leurs noms figureront officiellement parmi les signataires du dossier de légalisation, en reconnaissance de leur contribution.
Une continuité politique assumée
En conclusion, Bah Amadou Oury a évoqué l’engagement précoce de plusieurs militants aux côtés du Président de la République et ancien président de la Transition, Mamadi Doumbouya, soulignant que cette dynamique s’inscrit dans une continuité politique assumée par la GMD.
Un message clair, destiné à calmer les ardeurs, recentrer le débat et poser les bases d’un mouvement qui veut rompre avec les pratiques du passé.
Oumar Konaté












