Crise de gouvernance au sommet de l’OGP
Rien ne va plus au sommet de l’Office Guinéen de Publicité. Une crise larvée oppose désormais le Directeur Général, Aladji Cellou, à son Directeur Général Adjoint. Selon des indiscrétions issues du secteur des médias et publiées notamment par plusieurs médias, des réunions à huis clos tenues sans l’accord préalable de la direction générale ont mis le feu aux poudres. Accusations croisées et révélations fracassantes dessinent désormais le tableau d’une cohabitation devenue impossible.
Dans ce climat d’instabilité institutionnelle, un homme cristallise l’attention : Mohamed Charles Kolié. Jusqu’ici figure incontournable du dialogue social en tant que Secrétaire Général de la section syndicale de l’entreprise, il est désormais pressenti par de nombreux observateurs internes pour reprendre le fauteuil de Directeur Général Adjoint (DGA).
Le profil du consensus et de la légitimité interne
Propulser Mohamed Charles Kolié à la direction générale adjointe ne relèverait pas du hasard. En tant que leader syndical, l’homme dispose d’une fine connaissance des rouages de l’Office et, surtout, d’une forte assise auprès du personnel. Récemment encore, il menait une délégation syndicale pour s’entretenir directement avec le DG afin de faire des propositions concrètes pour débloquer la crise actuelle, comme le rapporte le site officiel de l’OGP
Choisir une personnalité de l’interne permettrait de :
- Apaiser le climat social : Un syndicaliste respecté à la direction offre une passerelle directe avec les employés.
- Assurer la continuité des réformes : Maîtrisant les dossiers techniques, il éviterait le temps d’adaptation d’un cadre parachuté de l’extérieur.
- Rétablir la chaîne de commandement : Sa posture de médiateur pourrait stabiliser les relations de travail ébranlées par les récents conflits de leadership.
Les défis qui attendent le futur DGA
Si sa nomination venait à être officialisée par décret, le parcours de Mohamed Charles Kolié à ce poste stratégique sera loin d’être un fleuve tranquille. Le futur numéro deux de l’institution devra immédiatement s’atteler à la modernisation de la régulation publicitaire en Guinée, tout en assainissant les relations internes. Le premier test majeur sera sa capacité à troquer sa casquette de défenseur des travailleurs pour celle de gestionnaire rigoureux de l’État, aux côtés du Directeur Général.
À l’heure où l’OGP a besoin de sérénité pour maximiser ses recettes fiscales et encadrer le marché publicitaire national, le choix des hommes sera déterminant. L’éventuelle ascension de Mohamed Charles Kolié pourrait bien être la clé de voûte de cette stabilité retrouvée.
Mohamed Camara
621 50 18 47












