Comme annoncé précédemment, les travailleurs de la Direction Générale du Fonds de Garantie des Prêts aux Entreprises ont manifesté ce lundi 07 juillet 2025, dans les locaux de la dite direction leur mécontentement devant le représentant de la FESABAG, face aux multiples agissements de leur Directeur Général. Ils dénoncent le climat de travail qui s’est détérioré depuis la nomination de Mamoudou Mara à la tête du FGPE. À cette occasion, la délégation syndicale a dénoncé les maux dont souffrent les travailleurs dans un courrier lu au cours de la rencontre
Nous vous proposons l’intégralité de la déclaration de la délégation syndicale.
Mes chers collègues
Je vous remercie sincèrement pour votre présence à cette assemblée générale que j’ai tenue à convoquer dans un contexte particulier. Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est parce qu’il y a urgence. Urgence de parler. Urgence d’écouter. Urgence surtout de nous unir.
Je tiens à saluer la présence à nos côtés de la FESABAG, notre fédération, notre voix au niveau national. Leur présence ici n’est pas symbolique. Elle est essentielle. Ils sont venus nous écouter, comprendre ce que nous vivons au Fonds de Garantie des Prêts aux Entreprises, et porter notre parole là où elle doit être entendue.
Car disons-le sans détour : depuis l’arrivée du nouveau Directeur Général, le climat s’est lourdement détérioré. Aucun geste d’apaisement, aucun mot de rassemblement, aucun acte de respect envers les salariés. Un seul fait notable : l’intention manifeste de licencier, de faire place nette, probablement pour installer ses propres hommes.
Et comme si cela ne suffisait pas, nous devons entendre des propos choquants, tenus sans gêne : “Je ne suis pas là pour me faire des amis.” Voilà la philosophie managériale qu’on nous impose.
Mais diriger, ce n’est pas diviser. Manager, ce n’est pas mépriser. Être à la tête d’une institution, c’est savoir unir, élever, respecter.
Alors, oui, il est temps de dire non. Non au mépris. Non à l’intimidation. Non à la casse sociale planifiée.
Mais pour dire non, nous devons être unis. Vraiment unis. Pas à moitié. Pas chacun pour soi. Car la direction n’a de pouvoir que celui que notre division lui accorde.
Certains parmi nous, peut-être, hésitent. D’autres jouent un double jeu. Ce n’est pas le moment des calculs personnels. Ce combat est collectif. Et moi, je vous le dis avec le cœur et avec courage : je suis prêt à aller jusqu’au bout pour défendre notre dignité. Jusqu’au sacrifice s’il le faut.
Mais je ne peux pas être seul. C’est ensemble, et seulement ensemble, que nous serons forts. Unis, solidaires, clairs dans nos positions, sincères dans nos intentions.
Ne vous laissez pas berner par des discours mielleux, des promesses de couloir ou des sourires intéressés. Restons debout, lucides, et surtout solidaires. Car une seule main ne fait pas le tonnerre. Mais des mains soudées font trembler les murs.
Aujourd’hui, c’est le début d’un tournant. À nous de le prendre avec courage et responsabilité.
Merci.












